L'organisation estime en effet qu'en Fédération Wallonie-Bruxelles, l'école oriente inadéquatement de nombreux enfants issus de milieux socialement défavorisés vers l'enseignement spécialisé. Le phénomène serait en augmentation depuis une vingtaine d'années. Entre l'année scolaire 1989-1990 et l'année scolaire 2017-2018, le nombre d'élèves d'origine socio-économique défavorisée ayant de grosses difficultés d'apprentissages qui sont orientés vers l'enseignement spécialisé en ne souffrant d'aucun handicap est passé de 8.448 élèves à 13.370, soit une augmentation de 58,2 %, note en effet la Ligue. "Ces élèves ne présentent absolument aucun handicap, simplement des difficultés scolaires. Cette orientation détermine l'avenir de ces enfants qui, pour la plupart, n'auront jamais leur CEB et se retrouveront à terme, sans plus pouvoir faire le moindre choix, vers l'enseignement professionnel", épingle cette analyse. "Il s'agit d'un mauvais emploi de l'enseignement spécialisé qui est destiné aux enfants et aux adolescents qui, sur la base d'un examen multidisciplinaire doivent bénéficier d'un enseignement adapté en raison de leurs besoins spécifiques et de leurs possibilités pédagogiques. Or, ces enfants n'ont pas de besoins spécifiques démontrés par un examen et leurs possibilités pédagogiques ne sont pas moins bonnes que celles des autres élèves de l'enseignement ordinaire", déplore l'association. (Belga)

L'organisation estime en effet qu'en Fédération Wallonie-Bruxelles, l'école oriente inadéquatement de nombreux enfants issus de milieux socialement défavorisés vers l'enseignement spécialisé. Le phénomène serait en augmentation depuis une vingtaine d'années. Entre l'année scolaire 1989-1990 et l'année scolaire 2017-2018, le nombre d'élèves d'origine socio-économique défavorisée ayant de grosses difficultés d'apprentissages qui sont orientés vers l'enseignement spécialisé en ne souffrant d'aucun handicap est passé de 8.448 élèves à 13.370, soit une augmentation de 58,2 %, note en effet la Ligue. "Ces élèves ne présentent absolument aucun handicap, simplement des difficultés scolaires. Cette orientation détermine l'avenir de ces enfants qui, pour la plupart, n'auront jamais leur CEB et se retrouveront à terme, sans plus pouvoir faire le moindre choix, vers l'enseignement professionnel", épingle cette analyse. "Il s'agit d'un mauvais emploi de l'enseignement spécialisé qui est destiné aux enfants et aux adolescents qui, sur la base d'un examen multidisciplinaire doivent bénéficier d'un enseignement adapté en raison de leurs besoins spécifiques et de leurs possibilités pédagogiques. Or, ces enfants n'ont pas de besoins spécifiques démontrés par un examen et leurs possibilités pédagogiques ne sont pas moins bonnes que celles des autres élèves de l'enseignement ordinaire", déplore l'association. (Belga)