Le coronavirus, qui a poussé plusieurs pays à fermer leurs frontières et certaines compagnies aériennes à annuler leurs vols, retient de facto à l'étranger des étudiants belges partis pour trois à six mois dans le cadre d'un Erasmus.

Combien d'entre eux sont-ils coincés au Québec, au Sénégal, au Bénin, au Maroc ou en Italie ? Il semble impossible de le savoir actuellement.

"Chaque haute école et université est responsable du suivi de ses étudiants, précise Kevin Guillaume, directeur des relations internationales à l'ARES, l'Académie de recherche et d'enseignement supérieur, mais la plupart sont rapatriés".

Cela ne semble pas être le cas: selon les informations du Vif/L'Express, des étudiants sont par exemple toujours en attente de solution pour regagner la Belgique au départ du Sénégal - Brussels Airlines vient d'annoncer qu'elle supprimait tous ses vols -, du Bénin, qui s'est aligné sur la position des pays voisins pour fermer ses frontières et du Maroc.

"Avant la crise du corona, les étudiants belges partis dans le cadre du programme Erasmus étaient un peu plus de 1400, indique-t-on à l'Agence francophone pour l'éducation et la formation (AEF-Europe) chargée, en Fédération Wallonie-Bruxelles, du suivi du programme Erasmus. L'AEF n'était pas non plus en mesure d'indiquer combien d'entre eux étaient retenus contre leur gré dans le pays qui les accueillait temporairement pour poursuivre leurs études hors frontières belges.

Certaines universités ou hautes écoles ont décidé de rapatrier tous leurs étudiants - c'est le cas de l'EPHEC, par exemple. D'autres leur ont fortement suggéré de rentrer mais sans leur imposer ce voyage de retour. Plusieurs étudiants, qui avaient prévu de rester au loin jusqu'en juin, ne voient en effet pas en quoi ils seraient mieux protégés du coronavirus en Belgique qu'ailleurs et souhaitent toujours profiter dans leur pays d'accueil après les vacances de Pâques, en espérant que la pandémie soit alors sous contrôle.

En sens inverse, toujours selon l'AEF, 586 étudiants étrangers seraient en formation en Belgique dans le cadre d'un programme Erasmus. "Nous ne savons pas avec certitude s'ils y sont encore là ou s'ils sont déjà partis en raison des circonstances que nous connaissons", y dit-on.

Depuis la fin de la semaine dernière, les départs d'étudiants à l'étranger dans le cadre de leurs études ne sont plus autorisés.

Seule certitude: l'année scolaire de ces étudiants ne sera pas mise en péril du fait d'un éventuel retour anticipé au pays: soit ils continueront leur stage depuis la Belgique, par e-apprentissage, soit il sera considéré qu'ils ont dû interrompre leur programme Erasmus pour force majeure. Quant aux frais engagés pour pouvoir rentrer avec des billets qui se vendent parfois très cher, ils devraient être pris en charge par les institutions et/ou les fonds européens, dans la mesure où il s'agit là encore d'un cas de force majeure.

Toutes les informations sur le coronavirus dans notre dossier

Le coronavirus, qui a poussé plusieurs pays à fermer leurs frontières et certaines compagnies aériennes à annuler leurs vols, retient de facto à l'étranger des étudiants belges partis pour trois à six mois dans le cadre d'un Erasmus.Combien d'entre eux sont-ils coincés au Québec, au Sénégal, au Bénin, au Maroc ou en Italie ? Il semble impossible de le savoir actuellement."Chaque haute école et université est responsable du suivi de ses étudiants, précise Kevin Guillaume, directeur des relations internationales à l'ARES, l'Académie de recherche et d'enseignement supérieur, mais la plupart sont rapatriés".Cela ne semble pas être le cas: selon les informations du Vif/L'Express, des étudiants sont par exemple toujours en attente de solution pour regagner la Belgique au départ du Sénégal - Brussels Airlines vient d'annoncer qu'elle supprimait tous ses vols -, du Bénin, qui s'est aligné sur la position des pays voisins pour fermer ses frontières et du Maroc."Avant la crise du corona, les étudiants belges partis dans le cadre du programme Erasmus étaient un peu plus de 1400, indique-t-on à l'Agence francophone pour l'éducation et la formation (AEF-Europe) chargée, en Fédération Wallonie-Bruxelles, du suivi du programme Erasmus. L'AEF n'était pas non plus en mesure d'indiquer combien d'entre eux étaient retenus contre leur gré dans le pays qui les accueillait temporairement pour poursuivre leurs études hors frontières belges.Certaines universités ou hautes écoles ont décidé de rapatrier tous leurs étudiants - c'est le cas de l'EPHEC, par exemple. D'autres leur ont fortement suggéré de rentrer mais sans leur imposer ce voyage de retour. Plusieurs étudiants, qui avaient prévu de rester au loin jusqu'en juin, ne voient en effet pas en quoi ils seraient mieux protégés du coronavirus en Belgique qu'ailleurs et souhaitent toujours profiter dans leur pays d'accueil après les vacances de Pâques, en espérant que la pandémie soit alors sous contrôle.En sens inverse, toujours selon l'AEF, 586 étudiants étrangers seraient en formation en Belgique dans le cadre d'un programme Erasmus. "Nous ne savons pas avec certitude s'ils y sont encore là ou s'ils sont déjà partis en raison des circonstances que nous connaissons", y dit-on. Depuis la fin de la semaine dernière, les départs d'étudiants à l'étranger dans le cadre de leurs études ne sont plus autorisés. Seule certitude: l'année scolaire de ces étudiants ne sera pas mise en péril du fait d'un éventuel retour anticipé au pays: soit ils continueront leur stage depuis la Belgique, par e-apprentissage, soit il sera considéré qu'ils ont dû interrompre leur programme Erasmus pour force majeure. Quant aux frais engagés pour pouvoir rentrer avec des billets qui se vendent parfois très cher, ils devraient être pris en charge par les institutions et/ou les fonds européens, dans la mesure où il s'agit là encore d'un cas de force majeure.Toutes les informations sur le coronavirus dans notre dossier