A ce jour, aucun cas d'Ebola n'a cependant été enregistré en République centrafricaine. Mais dans les préfectures du sud-est du pays, voisines des provinces congolaises du Kivu touchées par l'épidémie, "les échanges économiques et humains sont très intenses", a souligné le ministre. "Nos éleveurs vendent leur bétail en RDC. Les groupes rebelles et les braconniers vont et viennent de part et d'autre de la frontière. Les risques sont élevés". Les districts frontaliers sont particulièrement difficiles d'accès en raison de leur isolement et de la présence des groupes armés. Seuls 13 points d'entrée sont équipés pour contrôler les voyageurs à la frontière avec la République démocratique du Congo, longue de près de 2.000 km. Le gouvernement prévoit d'en installer une cinquantaine. Les moyens de transports, les kits de dépistage et les équipements de protection individuelle sont en nombre insuffisants, selon le ministère. L'épidémie, qui frappe l'est de la RDC et dure depuis août 2018, a provoqué la mort de plus de 1.700 personnes, un nombre qui augmente de jour en jour. (Belga)