Les chefs d'État et de gouvernement des Vingt-huit ne sont pas parvenus à s'entendre jeudi sur le nom d'un candidat à la succession du président de la Commission Jean-Claude Juncker, une nomination à laquelle en sont liées d'autres aux hautes fonctions européennes, dont celle du président du Conseil.

Les dirigeants européens ont convenu de se revoir le dimanche 30 juin prochain, dans l'espoir de dégager le nom d'un candidat qui agrée aussi le Parlement européen, alors qu'aucun des "Spitzenkandidaten" ne réunit jusqu'à présent une majorité parlementaire.

Cité parmi les candidats possibles à la succession de Donald Tusk, Charles Michel a relativisé. "Beaucoup de noms sont cités, il y a beaucoup de spéculations", a-t-il dit à son arrivée à la seconde journée du Sommet de Bruxelles. "On a encore besoin d'un peu de temps pour mener un dialogue intense avec le Parlement européen".

Dans la discussion sur les hautes fonctions européennes, M. Michel joue le rôle de sherpa de la famille libérale (Renew Europe) avec le Premier ministre néerlandais Mark Rutte pour défricher le terrain avec les familles conservatrice (PPE) et socialiste (S&D) au Conseil.

Mais "il est clair que je suis engagé dans les négociations en Belgique", a rappelé celui qui est aussi le président du MR. "Ce qui compte pour moi est de jouer un rôle politique en Belgique. Et au niveau européen, il est possible de jouer un rôle important depuis la Belgique, ce que j'essaie de faire en tant que Premier ministre".

A ses yeux, il est prématuré de dire que la fonction de président du Conseil devrait revenir aux libéraux. "Ce qui compte, c'est le projet et l'équipe pour le mettre en oeuvre".