La cheffe de file du PS à Molenbeek Catherine Moureaux a annoncé lundi qu'un accord de majorité avait été trouvé dans cette commune de l'ouest de Bruxelles. Le PS, qui a obtenu 17 sièges, va finalement s'allier au MR de la bourgmestre sortante Françoise Schepmans, qui détient quant à lui 13 sièges. La répartition des postes n'a pas encore été précisée, mais il y aura cinq échevins socialistes, pour quatre libéraux (ainsi que la présidence du CPAS).

"Après l'échec des négociations avec EcoloSamen (3 sièges) et le PTB (7), il ne restait que deux alternatives", soit celle retenue ou une quadripartite, a commenté la future bourgmestre. Cette dernière option aurait cependant été "compliquée, avec quatre partis et une majorité d'un siège".

"Nous avons réfléchi avec la section locale du PS et décidé ce lundi matin de négocier avec le MR. Françoise Schepmans est quelqu'un de fidèle à sa commune, qui a accompli beaucoup, notamment en matière de culture. Nous passons donc d'une majorité (potentielle) de progrès (avec EcoloSamen et le PTB') à une majorité de stabilité."

La coalition aura "une assise large" de 30 sièges sur 45, a poursuivi Mme Moureaux. "Nous sommes deux femmes qui représentons la commune", a-t-elle insisté. Pour Françoise Schepmans, qui a "pris acte" de la régression de son électorat, il n'y a "pas d'amertume".

"Nous sommes la deuxième force à Molenbeek, nous avons mené un travail difficile durant six ans avec une majorité étroite. Une partie de la population était inquiète: le PTB peut faire peur. Cet accord va rassurer la majorité des Molenbeekois."

"Mensonges et manipulations du PTB"

La bourgmestre sortante s'est refusée à tout commentaire sur son avenir personnel. Les objectifs des partenaires sont les mêmes, ont encore assuré en choeur les deux femmes. "Il y aura du changement en matière d'enseignement, de jeunesse, de logement, de construction, de propreté et d'amélioration du cadre de vie", selon Mme Moureaux. Concernant l'échec des négociations précédentes et la rapidité avec laquelle un accord avec le MR a pu être dégagé, la future bourgmestre a jugé qu'"avec des partenaires sérieux, c'est plus facile".

Elle a fustigé les "mensonges et les manipulations du PTB", ajoutant qu'elle avait aussi "du mal avec les allers-retours d'Ecolo". "Nos deux partis avaient un vrai programme, des points communs, nous avons tranché les divergences et reformulé quand c'était nécessaire." En termes de gouvernance, la création d'un bureau d'éthique et de transparence cher au PTB a quand même été retenue dans l'accord, tout comme la présentation du budget aux habitants, la mise en place d'un médiateur, la publicité des structures paracommunales, la transparence des recrutements ou encore le respect des balises fixées au conseil. Ces engagements "auront même les applaudissements du PTB et d'Ecolo", prédit Mme Moureaux.

Le PTB dénonce une "mascarade" pour lui laisser la responsabilité de l'accord

"Catherine Moureaux n'a jamais voulu négocier avec le PTB mais voulait transférer la responsabilité de son accord avec le MR sur le PTB", a réagi lundi dans un communiqué le chef de file du parti d'extrême gauche à Molenbeek, Dirk De Block.

"C'était donc une mascarade organisée", fustige-t-il en réaction à l'annonce faite par la future bourgmestre socialiste et la sortante Françoise Schepmans. PS et PTB continuent de se renvoyer la balle après l'échec de leurs négociations à Molenbeek. En marge de l'annonce de l'accord de majorité PS-MR lundi après-midi, Catherine Moureaux a une nouvelle fois taclé les "mensonges" et les "manipulations" de la formation d'extrême gauche. Quelques jours après Ecolo, le PTB avait quitté la table en estimant que "les conditions pour une rupture sociale et démocratique de gauche n'étaient pas réunies". Le parti pointait des questions de gouvernance auxquelles il n'avait pas obtenu de réponses "sérieuses".

De son côté, la future bourgmestre de Molenbeek a dénoncé la publication sur les réseaux sociaux d'un document reprenant soi-disant les propositions du PTB pour la commune, mais qui selon elle n'était pas celui présenté lors des négociations, ajoutant qu'elle n'avait refusé "aucun point". "Pendant dix jours, le PTB a discuté avec le PS, déposé des propositions concrètes sur le logement, l'enseignement, la santé, etc. Le PS a répondu 'Oui, mais non, ce n'est pas possible...' Aujourd'hui, on sait à quoi ce jeu de dupes a servi: faire passer le retour de l'alliance entre le PS et le MR", réagit M. De Block. Pour le PTB, la rapidité avec laquelle l'accord a été dégagé à Molenbeek est suspecte. "Avec des partenaires sérieux, c'est plus facile", avait anticipé Mme Moureaux lors de la conférence de presse. Un commentaire qui visait également Ecolo, dont elle a dénoncé les nombreux "allers-retours".

La cheffe de file du PS à Molenbeek Catherine Moureaux a annoncé lundi qu'un accord de majorité avait été trouvé dans cette commune de l'ouest de Bruxelles. Le PS, qui a obtenu 17 sièges, va finalement s'allier au MR de la bourgmestre sortante Françoise Schepmans, qui détient quant à lui 13 sièges. La répartition des postes n'a pas encore été précisée, mais il y aura cinq échevins socialistes, pour quatre libéraux (ainsi que la présidence du CPAS)."Après l'échec des négociations avec EcoloSamen (3 sièges) et le PTB (7), il ne restait que deux alternatives", soit celle retenue ou une quadripartite, a commenté la future bourgmestre. Cette dernière option aurait cependant été "compliquée, avec quatre partis et une majorité d'un siège". "Nous avons réfléchi avec la section locale du PS et décidé ce lundi matin de négocier avec le MR. Françoise Schepmans est quelqu'un de fidèle à sa commune, qui a accompli beaucoup, notamment en matière de culture. Nous passons donc d'une majorité (potentielle) de progrès (avec EcoloSamen et le PTB') à une majorité de stabilité." La coalition aura "une assise large" de 30 sièges sur 45, a poursuivi Mme Moureaux. "Nous sommes deux femmes qui représentons la commune", a-t-elle insisté. Pour Françoise Schepmans, qui a "pris acte" de la régression de son électorat, il n'y a "pas d'amertume". "Nous sommes la deuxième force à Molenbeek, nous avons mené un travail difficile durant six ans avec une majorité étroite. Une partie de la population était inquiète: le PTB peut faire peur. Cet accord va rassurer la majorité des Molenbeekois." La bourgmestre sortante s'est refusée à tout commentaire sur son avenir personnel. Les objectifs des partenaires sont les mêmes, ont encore assuré en choeur les deux femmes. "Il y aura du changement en matière d'enseignement, de jeunesse, de logement, de construction, de propreté et d'amélioration du cadre de vie", selon Mme Moureaux. Concernant l'échec des négociations précédentes et la rapidité avec laquelle un accord avec le MR a pu être dégagé, la future bourgmestre a jugé qu'"avec des partenaires sérieux, c'est plus facile". Elle a fustigé les "mensonges et les manipulations du PTB", ajoutant qu'elle avait aussi "du mal avec les allers-retours d'Ecolo". "Nos deux partis avaient un vrai programme, des points communs, nous avons tranché les divergences et reformulé quand c'était nécessaire." En termes de gouvernance, la création d'un bureau d'éthique et de transparence cher au PTB a quand même été retenue dans l'accord, tout comme la présentation du budget aux habitants, la mise en place d'un médiateur, la publicité des structures paracommunales, la transparence des recrutements ou encore le respect des balises fixées au conseil. Ces engagements "auront même les applaudissements du PTB et d'Ecolo", prédit Mme Moureaux.Le PTB dénonce une "mascarade" pour lui laisser la responsabilité de l'accord "Catherine Moureaux n'a jamais voulu négocier avec le PTB mais voulait transférer la responsabilité de son accord avec le MR sur le PTB", a réagi lundi dans un communiqué le chef de file du parti d'extrême gauche à Molenbeek, Dirk De Block."C'était donc une mascarade organisée", fustige-t-il en réaction à l'annonce faite par la future bourgmestre socialiste et la sortante Françoise Schepmans. PS et PTB continuent de se renvoyer la balle après l'échec de leurs négociations à Molenbeek. En marge de l'annonce de l'accord de majorité PS-MR lundi après-midi, Catherine Moureaux a une nouvelle fois taclé les "mensonges" et les "manipulations" de la formation d'extrême gauche. Quelques jours après Ecolo, le PTB avait quitté la table en estimant que "les conditions pour une rupture sociale et démocratique de gauche n'étaient pas réunies". Le parti pointait des questions de gouvernance auxquelles il n'avait pas obtenu de réponses "sérieuses". De son côté, la future bourgmestre de Molenbeek a dénoncé la publication sur les réseaux sociaux d'un document reprenant soi-disant les propositions du PTB pour la commune, mais qui selon elle n'était pas celui présenté lors des négociations, ajoutant qu'elle n'avait refusé "aucun point". "Pendant dix jours, le PTB a discuté avec le PS, déposé des propositions concrètes sur le logement, l'enseignement, la santé, etc. Le PS a répondu 'Oui, mais non, ce n'est pas possible...' Aujourd'hui, on sait à quoi ce jeu de dupes a servi: faire passer le retour de l'alliance entre le PS et le MR", réagit M. De Block. Pour le PTB, la rapidité avec laquelle l'accord a été dégagé à Molenbeek est suspecte. "Avec des partenaires sérieux, c'est plus facile", avait anticipé Mme Moureaux lors de la conférence de presse. Un commentaire qui visait également Ecolo, dont elle a dénoncé les nombreux "allers-retours".