Un conducteur de train, la SNCB et Infrabel sont poursuivis pour négligence en matière de sécurité dans ce dossier, à la suite de l'accident de trains qui s'était produit à Buizingen, dans l'entité de Hal (Brabant flamand), le 15 février 2010. Dix-neuf personnes avaient été tuées et quelque 300 autres blessées. La prochaine audience dans ce procès aura lieu le 19 février prochain, à 9h, pour l'audition des experts qui ont rédigé des conclusions sur les causes de l'accident.

Les avocats du conducteur de train incriminé, Me Dimitri de Béco et Me Antoine Chomé, ont déjà annoncé qu'ils contestent la validité juridique des conclusions des expertises, estimant qu'elles ne sont pas contradictoires. "Notre client n'a jamais pu participer aux expertises, au contraire de la SNCB et d'Infrabel. Ce rapport ne peut donc être utilisé contre notre client et le fait que les experts seront maintenant entendus par le tribunal ne suffit pas à garantir les droits de la défense", a déclaré Me Antoine Chomé.

L'audience du 19 février sera aussi destinée à éventuellement fixer des délais de conclusions pour les différentes parties. La suite des débats se déroulera ensuite du 16 au 20 septembre. Cinq journées complètes d'audience ont été prévues pour les plaidoiries de la partie civile, le réquisitoire et les plaidoiries de la défense.

Mardi, la partie civile a déploré que ces débats ne puissent pas débuter plus tôt. "Nous nous attendions à un nouveau report", a déclaré Anita Mahy, présidente de l'ASBL 'Catastrophe ferroviaire Buizingen: Plus Jamais ça'. "Nous savions également que les avocats du conducteur du train essaieraient de retarder le procès autant que possible. Mais ils n'ont pas totalement réussi car, en février, nous entendrons déjà les experts, même si les plaidoiries ne se dérouleront qu'en septembre. Il est grand temps que le procès commence vraiment, tout cela a pris beaucoup trop de temps", a-t-elle dit. Celle-ci a également commenté la demande d'écartement des expertises, demandées par la défense.

"Le conducteur du train a été convoqué à trois reprises pour un interrogatoire et a refusé d'y participer chaque fois parce que ce n'était pas en français. Ce qui se passe aujourd'hui est donc inouï", a déclaré Anita Mahy. Un homme qui a perdu son fils dans l'accident a également réagi lors de l'audience mardi. S'adressant au juge et aux avocats, il a déclaré: "Vous n'êtes pas honteux? Vous voulez tourner la page? La justice est à l'instar de votre façade. Il y a 30 ans que les échafaudages sont là."

Une personne physique et deux personnes morales - un conducteur de train, la SNCB et Infrabel - sont poursuivies devant le tribunal de police de Bruxelles. Le juge aura à déterminer si elles ont une responsabilité dans l'accident.

Ce jour-là, à 08h28, un train L Louvain-Braine-le-Comte avait percuté un train IC Quiévrain-Liège-Guillemins. L'accident avait fait 19 morts et 310 blessés. Le conducteur du train L est suspecté d'avoir brûlé un feu rouge, ce qu'il a toujours nié. La SNCB et Infrabel sont, quant à elles, poursuivies pour négligence en matière de sécurité.

Un conducteur de train, la SNCB et Infrabel sont poursuivis pour négligence en matière de sécurité dans ce dossier, à la suite de l'accident de trains qui s'était produit à Buizingen, dans l'entité de Hal (Brabant flamand), le 15 février 2010. Dix-neuf personnes avaient été tuées et quelque 300 autres blessées. La prochaine audience dans ce procès aura lieu le 19 février prochain, à 9h, pour l'audition des experts qui ont rédigé des conclusions sur les causes de l'accident. Les avocats du conducteur de train incriminé, Me Dimitri de Béco et Me Antoine Chomé, ont déjà annoncé qu'ils contestent la validité juridique des conclusions des expertises, estimant qu'elles ne sont pas contradictoires. "Notre client n'a jamais pu participer aux expertises, au contraire de la SNCB et d'Infrabel. Ce rapport ne peut donc être utilisé contre notre client et le fait que les experts seront maintenant entendus par le tribunal ne suffit pas à garantir les droits de la défense", a déclaré Me Antoine Chomé. L'audience du 19 février sera aussi destinée à éventuellement fixer des délais de conclusions pour les différentes parties. La suite des débats se déroulera ensuite du 16 au 20 septembre. Cinq journées complètes d'audience ont été prévues pour les plaidoiries de la partie civile, le réquisitoire et les plaidoiries de la défense. Mardi, la partie civile a déploré que ces débats ne puissent pas débuter plus tôt. "Nous nous attendions à un nouveau report", a déclaré Anita Mahy, présidente de l'ASBL 'Catastrophe ferroviaire Buizingen: Plus Jamais ça'. "Nous savions également que les avocats du conducteur du train essaieraient de retarder le procès autant que possible. Mais ils n'ont pas totalement réussi car, en février, nous entendrons déjà les experts, même si les plaidoiries ne se dérouleront qu'en septembre. Il est grand temps que le procès commence vraiment, tout cela a pris beaucoup trop de temps", a-t-elle dit. Celle-ci a également commenté la demande d'écartement des expertises, demandées par la défense. "Le conducteur du train a été convoqué à trois reprises pour un interrogatoire et a refusé d'y participer chaque fois parce que ce n'était pas en français. Ce qui se passe aujourd'hui est donc inouï", a déclaré Anita Mahy. Un homme qui a perdu son fils dans l'accident a également réagi lors de l'audience mardi. S'adressant au juge et aux avocats, il a déclaré: "Vous n'êtes pas honteux? Vous voulez tourner la page? La justice est à l'instar de votre façade. Il y a 30 ans que les échafaudages sont là." Une personne physique et deux personnes morales - un conducteur de train, la SNCB et Infrabel - sont poursuivies devant le tribunal de police de Bruxelles. Le juge aura à déterminer si elles ont une responsabilité dans l'accident. Ce jour-là, à 08h28, un train L Louvain-Braine-le-Comte avait percuté un train IC Quiévrain-Liège-Guillemins. L'accident avait fait 19 morts et 310 blessés. Le conducteur du train L est suspecté d'avoir brûlé un feu rouge, ce qu'il a toujours nié. La SNCB et Infrabel sont, quant à elles, poursuivies pour négligence en matière de sécurité.