Le parquet espère une peine plus lourde à l'encontre d'Infrabel, a justifié son porte-parole. Infrabel a également décidé d'aller en appel pour contester le fait que le jugement remette en question le fonctionnement du réseau ferroviaire. Le gestionnaire du réseau avance que, pour se conformer à la décision de justice, seuls 400 trains quotidiens pourraient encore circuler dans la jonction Nord-Midi au lieu des 1.200 actuels. L'ASBL "Catastrophe ferroviaire Buizingen: plus jamais" s'est dite choquée par cette décision d'Infrabel, estimant que cela montrait le peu d'importance accordée à la sécurité sur les rails. La SNCB a elle choisi de ne pas faire appel de la décision du tribunal. Et le conducteur de train s'est dit satisfait de ne pas avoir été reconnu seul responsable. Le 3 décembre, les deux sociétés ferroviaires ont été condamnées l'une et l'autre à une amende pénale de 550.000 euros. Quant au conducteur du train L, qui n'avait pas respecté sa trajectoire, le tribunal a estimé qu'il avait commis une faute d'inattention et, en cela, avait aussi une part de responsabilité, néanmoins minime. Il a appliqué le principe du décumul des responsabilités, soit le fait que la personne morale est seule condamnée s'il est établi qu'elle est celle qui a commis la faute la plus grave. Le tribunal a ainsi prononcé une simple déclaration de culpabilité à l'encontre du conducteur, mais pas de peine. Le 15 février 2010 à 8h30, deux trains de voyageurs, l'un venant de Quiévrain, l'autre de Louvain, étaient entrés en collision à Buizingen en pleine heure de pointe. Le terrible accident avait fait 19 victimes et 162 blessés.

Le parquet espère une peine plus lourde à l'encontre d'Infrabel, a justifié son porte-parole. Infrabel a également décidé d'aller en appel pour contester le fait que le jugement remette en question le fonctionnement du réseau ferroviaire. Le gestionnaire du réseau avance que, pour se conformer à la décision de justice, seuls 400 trains quotidiens pourraient encore circuler dans la jonction Nord-Midi au lieu des 1.200 actuels. L'ASBL "Catastrophe ferroviaire Buizingen: plus jamais" s'est dite choquée par cette décision d'Infrabel, estimant que cela montrait le peu d'importance accordée à la sécurité sur les rails. La SNCB a elle choisi de ne pas faire appel de la décision du tribunal. Et le conducteur de train s'est dit satisfait de ne pas avoir été reconnu seul responsable. Le 3 décembre, les deux sociétés ferroviaires ont été condamnées l'une et l'autre à une amende pénale de 550.000 euros. Quant au conducteur du train L, qui n'avait pas respecté sa trajectoire, le tribunal a estimé qu'il avait commis une faute d'inattention et, en cela, avait aussi une part de responsabilité, néanmoins minime. Il a appliqué le principe du décumul des responsabilités, soit le fait que la personne morale est seule condamnée s'il est établi qu'elle est celle qui a commis la faute la plus grave. Le tribunal a ainsi prononcé une simple déclaration de culpabilité à l'encontre du conducteur, mais pas de peine. Le 15 février 2010 à 8h30, deux trains de voyageurs, l'un venant de Quiévrain, l'autre de Louvain, étaient entrés en collision à Buizingen en pleine heure de pointe. Le terrible accident avait fait 19 victimes et 162 blessés.