Cela ferait environ 10.000 petites éoliennes, a-t-il indiqué en réponse à Jean-Luc Crucke (MR) et Vincent Sampaoli (PS), confirmant des chiffres annoncés le matin même dans L'Avenir. A ses yeux, il y a un rejet massif du grand éolien depuis la diffusion des cartes de leur répartition possible il y a deux ans.

Le gouvernement s'apprête à revoir à la baisse les objectifs wallons pour s'aligner sur les objectifs européens à l'horizon 2020, notamment afin d'éviter une pression trop forte sur les certificats verts.

Pour garantir l'ancien objectif wallon, il aurait encore fallu 500 nouvelles grandes éoliennes, "et ça, nous ne l'aurons jamais" en raison de la résistance de terrain, selon M. Di Antonio (cdH), qui estime à 150 ou 200 le nombre maximal de nouveaux grands mâts d'ici 4 ou 5 ans.

Le petit éolien est la bonne solution à ses yeux, grâce à la rentabilité qu'il assure par la consommation sur site de l'énergie produite, plutôt qu'une réinjection coûteuse sur le réseau: on passerait de 40 à 140 euros d'économie par mégawatt-heure. Sur les bords de routes, les zonings, les parkings, les infrastructures communales et à l'arrière d'exploitations agricoles, 30 à 40 petites éoliennes par commune permettraient d'atteindre la production de 200 grandes éoliennes, affirme Carlo Di Antonio.

Une offre de la société Fairwind a été reçue au gouvernement. Un groupe industriel wallon serait en outre intéressé en cas de développement. Sur les bancs des députés, Jean-Luc Crucke, très dubitatif, s'est érigé contre le constat du ministre d'un rejet massif des grandes éoliennes. Ce n'est le cas que "si on les place n'importe où".

Il fait observer que les grandes éoliennes aussi permettent de l'autoconsommation et remet en question la crédibilité du projet, vu qu'un seul candidat s'est présenté. Vincent Sampaoli s'est pour sa part inquiété de la valeur du certificat vert.