"Le partenariat entre le Canada et l'UE est plus fort que jamais (...) Je suis optimiste quant à notre volonté commune de créer un monde plus propre, plus inclusif et plus sécuritaire. On va continuer de travailler ensemble pour relever les défis devant nous", a conclu le Premier ministre canadien Justin Trudeau en conférence de presse, aux côtés de Charles Michel et d'Ursula von der Leyen. Les dirigeants européens en ont profité pour souligner une nouvelle fois le rôle important que joue l'UE en autorisant l'exportation d'une large part de sa production de vaccins contre le covid (au contraire des Etats-Unis, par exemple). "Nous avons soutenu la campagne de vaccination canadienne en y envoyant environ 16 millions de doses, ce qui représente 60% de tous les vaccins reçus par le Canada", a indiqué Charles Michel, président du Conseil européen. Les deux partenaires se disent engagés pour un accès "universel, équitable et abordable" aux vaccins, traitements et outils de diagnostic du covid-19 via des efforts multilatéraux et l'"Accélérateur ACT", une collaboration mondiale portée entre autres par l'OMS. Pas question en revanche de passer par une levée temporaire des brevets sur les vaccins, comme les trois acteurs l'ont encore clarifié en conférence de presse. L'UE est confiante, selon la présidente de la Commission Ursula von der Leyen, quant à la perspective de trouver un consensus à l'OMC (Organisation mondiale du commerce) sur la "troisième voie" poussée par les Européens. "Actuellement, il y a deux propositions sur la table de l'OMC: une de l'Inde et de l'Afrique du Sud (qui demandent une levée temporaire des brevets dans le cadre de la pandémie, NDLR), et une de l'UE. Nous partageons le même objectif, que les capacités de production puissent rapidement être amenées aux régions qui ne les ont pas, dans une situation de crise", a expliqué, l'Allemande. Les licences obligatoires, sous l'accord sur les ADPIC, permettraient d'y parvenir tout en limitant la rémunération des droits de propriété intellectuelle dans le cadre d'une pandémie, a-t-elle développé. "Je suis confiante quant au fait que nous allons trouver un texte consensuel". Canada et UE vont parallèlement défendre un renforcement de l'OMS (Organisation mondiale de la Santé), dont il faut réformer "le système d'alerte et les pouvoirs d'enquête, car on sait que l'on a perdu de précieux mois en début de pandémie", a enfin noté Ursula von der Leyen. Un dialogue UE-Canada sur la santé est lancé, pour un meilleur partage d'expertise. (Belga)

"Le partenariat entre le Canada et l'UE est plus fort que jamais (...) Je suis optimiste quant à notre volonté commune de créer un monde plus propre, plus inclusif et plus sécuritaire. On va continuer de travailler ensemble pour relever les défis devant nous", a conclu le Premier ministre canadien Justin Trudeau en conférence de presse, aux côtés de Charles Michel et d'Ursula von der Leyen. Les dirigeants européens en ont profité pour souligner une nouvelle fois le rôle important que joue l'UE en autorisant l'exportation d'une large part de sa production de vaccins contre le covid (au contraire des Etats-Unis, par exemple). "Nous avons soutenu la campagne de vaccination canadienne en y envoyant environ 16 millions de doses, ce qui représente 60% de tous les vaccins reçus par le Canada", a indiqué Charles Michel, président du Conseil européen. Les deux partenaires se disent engagés pour un accès "universel, équitable et abordable" aux vaccins, traitements et outils de diagnostic du covid-19 via des efforts multilatéraux et l'"Accélérateur ACT", une collaboration mondiale portée entre autres par l'OMS. Pas question en revanche de passer par une levée temporaire des brevets sur les vaccins, comme les trois acteurs l'ont encore clarifié en conférence de presse. L'UE est confiante, selon la présidente de la Commission Ursula von der Leyen, quant à la perspective de trouver un consensus à l'OMC (Organisation mondiale du commerce) sur la "troisième voie" poussée par les Européens. "Actuellement, il y a deux propositions sur la table de l'OMC: une de l'Inde et de l'Afrique du Sud (qui demandent une levée temporaire des brevets dans le cadre de la pandémie, NDLR), et une de l'UE. Nous partageons le même objectif, que les capacités de production puissent rapidement être amenées aux régions qui ne les ont pas, dans une situation de crise", a expliqué, l'Allemande. Les licences obligatoires, sous l'accord sur les ADPIC, permettraient d'y parvenir tout en limitant la rémunération des droits de propriété intellectuelle dans le cadre d'une pandémie, a-t-elle développé. "Je suis confiante quant au fait que nous allons trouver un texte consensuel". Canada et UE vont parallèlement défendre un renforcement de l'OMS (Organisation mondiale de la Santé), dont il faut réformer "le système d'alerte et les pouvoirs d'enquête, car on sait que l'on a perdu de précieux mois en début de pandémie", a enfin noté Ursula von der Leyen. Un dialogue UE-Canada sur la santé est lancé, pour un meilleur partage d'expertise. (Belga)