"Des policiers de faction ont été la cible d'une attaque terroriste... Il s'agit là d'une étape nouvelle" dans la crise, a déclaré le gouverneur de la région du nord-ouest, Adolphe Lele Lafrique, sur la Cameroon radio-television (Crtv). L'"explosif est un cocktail molotov d'environ 30 kilogrammes contenu dans une bouteille de gaz et relié à un téléphone portable", a expliqué la Crtv dans son journal du soir. "L'attentat a été perpétré à Hospital round about", le nom d'une rue très fréquentée à Bamenda, a précisé la Crtv. L'attaque n'a pas été revendiquée. "Les autorités gouvernementales laissent entendre que cet acte aurait été commis par les protestataires de la crise dite anglophone", a poursuivi la Crtv. Hospital round about a été en novembre et en décembre l'épicentre des affrontements entre radicaux anglophones et forces de l'ordre. Depuis novembre 2016, la minorité anglophone - environ 20% des 22 millions de Camerounais - proteste contre ce qu'elle appelle sa marginalisation, entre autres dans l'enseignement et la magistrature. Certains anglophones exigent le retour au fédéralisme tandis qu'une minorité réclame la partition du Cameroun. Deux scénarios que refuse Yaoundé. (Belga)

"Des policiers de faction ont été la cible d'une attaque terroriste... Il s'agit là d'une étape nouvelle" dans la crise, a déclaré le gouverneur de la région du nord-ouest, Adolphe Lele Lafrique, sur la Cameroon radio-television (Crtv). L'"explosif est un cocktail molotov d'environ 30 kilogrammes contenu dans une bouteille de gaz et relié à un téléphone portable", a expliqué la Crtv dans son journal du soir. "L'attentat a été perpétré à Hospital round about", le nom d'une rue très fréquentée à Bamenda, a précisé la Crtv. L'attaque n'a pas été revendiquée. "Les autorités gouvernementales laissent entendre que cet acte aurait été commis par les protestataires de la crise dite anglophone", a poursuivi la Crtv. Hospital round about a été en novembre et en décembre l'épicentre des affrontements entre radicaux anglophones et forces de l'ordre. Depuis novembre 2016, la minorité anglophone - environ 20% des 22 millions de Camerounais - proteste contre ce qu'elle appelle sa marginalisation, entre autres dans l'enseignement et la magistrature. Certains anglophones exigent le retour au fédéralisme tandis qu'une minorité réclame la partition du Cameroun. Deux scénarios que refuse Yaoundé. (Belga)