"L'élection des membres de la Chambre des représentants aura lieu trente jours après celle de l'élection du président", a déclaré le porte-parole Abdallah Bliheq, lors d'une conférence de presse retransmise depuis Tobrouk (est) où est basé le Parlement. Le report des élections législatives s'explique par le caractère prioritaire du scrutin présidentiel, a-t-il déclaré. "Ces dernières années, le pays n'est pas parvenu à se stabiliser à travers le système parlementaire (...), pour la Chambre des représentants, il était nécessaire d'organiser les élections présidentielles dans les plus brefs délais", a-t-il ajouté. Lundi, le Parlement a adopté la loi régissant les élections législatives, un peu plus de trois semaines après la ratification d'un autre texte controversé encadrant le volet présidentiel du scrutin. Les deux votes devaient se tenir concomitamment le 24 décembre, conformément à une feuille de route établie sous l'égide de l'ONU pour aider la Libye à sortir d'une crise politique majeure. Le Haut Conseil d'Etat libyen (HCE), instance faisant office de Sénat, n'a pas encore réagi à l'annonce du Parlement. Il avait cependant annoncé d'ores et déjà mardi rejeter la loi électorale adoptée lundi par le Parlement, affirmant ne pas avoir été consulté. Le HCE s'était également opposé à celle régissant la présidentielle, la jugeant taillée sur mesure pour l'homme fort de l'Est, Khalifa Haftar. Le pays d'Afrique du Nord tente de tourner la page d'une décennie de chaos depuis la chute en 2011 du régime de Mouammar Kadhafi, chassé du pouvoir et tué après huit mois de révolte populaire, dans le sillage du Printemps arabe. De 2015 à début 2020, la Libye était au coeur d'une lutte de pouvoir entre l'ancien Gouvernement d'union nationale à Tripoli, reconnu par l'ONU, et un pouvoir incarné par le maréchal Haftar dans l'est du pays. Après l'échec de l'offensive lancée par le militaire septuagénaire en avril 2019 pour s'emparer de la capitale, les deux camps ont conclu un cessez-le-feu en octobre dernier. Le mois suivant cette trêve, l'ONU a amorcé un dialogue politique interlibyen, qui a abouti à l'instauration en mars dernier d'un gouvernement unifié chargé de sortir le pays d'un conflit internationalisé en menant à bien une transition jusqu'aux élections. (Belga)

"L'élection des membres de la Chambre des représentants aura lieu trente jours après celle de l'élection du président", a déclaré le porte-parole Abdallah Bliheq, lors d'une conférence de presse retransmise depuis Tobrouk (est) où est basé le Parlement. Le report des élections législatives s'explique par le caractère prioritaire du scrutin présidentiel, a-t-il déclaré. "Ces dernières années, le pays n'est pas parvenu à se stabiliser à travers le système parlementaire (...), pour la Chambre des représentants, il était nécessaire d'organiser les élections présidentielles dans les plus brefs délais", a-t-il ajouté. Lundi, le Parlement a adopté la loi régissant les élections législatives, un peu plus de trois semaines après la ratification d'un autre texte controversé encadrant le volet présidentiel du scrutin. Les deux votes devaient se tenir concomitamment le 24 décembre, conformément à une feuille de route établie sous l'égide de l'ONU pour aider la Libye à sortir d'une crise politique majeure. Le Haut Conseil d'Etat libyen (HCE), instance faisant office de Sénat, n'a pas encore réagi à l'annonce du Parlement. Il avait cependant annoncé d'ores et déjà mardi rejeter la loi électorale adoptée lundi par le Parlement, affirmant ne pas avoir été consulté. Le HCE s'était également opposé à celle régissant la présidentielle, la jugeant taillée sur mesure pour l'homme fort de l'Est, Khalifa Haftar. Le pays d'Afrique du Nord tente de tourner la page d'une décennie de chaos depuis la chute en 2011 du régime de Mouammar Kadhafi, chassé du pouvoir et tué après huit mois de révolte populaire, dans le sillage du Printemps arabe. De 2015 à début 2020, la Libye était au coeur d'une lutte de pouvoir entre l'ancien Gouvernement d'union nationale à Tripoli, reconnu par l'ONU, et un pouvoir incarné par le maréchal Haftar dans l'est du pays. Après l'échec de l'offensive lancée par le militaire septuagénaire en avril 2019 pour s'emparer de la capitale, les deux camps ont conclu un cessez-le-feu en octobre dernier. Le mois suivant cette trêve, l'ONU a amorcé un dialogue politique interlibyen, qui a abouti à l'instauration en mars dernier d'un gouvernement unifié chargé de sortir le pays d'un conflit internationalisé en menant à bien une transition jusqu'aux élections. (Belga)