Treize associations, parmi lesquelles l'Auberge des migrants, Médecins du monde et le Secours catholique, ont ainsi appelé ces institutions "à dénoncer les exactions récurrentes commises par les pouvoirs publics et à intervenir auprès d'eux afin de les faire enfin cesser", ont-elles écrit dans un communiqué. Si les conditions dans lesquelles vivent les personnes exilées sont "indignes depuis longtemps", force est de constater que "depuis la fin de l'état d'urgence sanitaire" et "la nomination de Gérald Darmanin à la tête du ministère de l'Intérieur", la situation des exilés à Calais "n'a fait que se détériorer". En cause, les "évacuations brutales" de plusieurs campements ensuite "grillagés", et la "réduction dramatique des services vitaux que sont les distributions alimentaires, l'accès aux douches ou encore aux points d'eau". S'appuyant sur 65 témoignages partagés entre le 10 juillet et le 12 août par des personnes exilées, des membres d'associations et des habitants, elles dénoncent les "violations du droit à l'eau, à l'assainissement, à la santé ainsi qu'à l'alimentation". "J'ai faim et soif tous les jours. J'ai froid toutes les nuits. Je me sens très faible physiquement. L'un de mes amis est tombé très malade à cause de la situation. Pendant 3 jours, il avait des vertiges, il avait chaud puis froid et il tremblait sans arrêt", a rapporté aux associations une des personnes exilées présentes à Calais. Dans cette saisine, les associations alertent également sur "les évacuations forcées", "les expulsions croissantes de terrains où survivent les personnes exilées" ainsi que sur "les violences physiques, les confiscations d'effets personnels et les interpellations qui en découlent". En 2017, le Défenseur des droits Jacques Toubon s'était déjà inquiété d'atteintes aux droits "d'une exceptionnelle et inédite gravité" à Calais, où les pouvoirs publics empêchent toute réinstallation de campement. (Belga)

Treize associations, parmi lesquelles l'Auberge des migrants, Médecins du monde et le Secours catholique, ont ainsi appelé ces institutions "à dénoncer les exactions récurrentes commises par les pouvoirs publics et à intervenir auprès d'eux afin de les faire enfin cesser", ont-elles écrit dans un communiqué. Si les conditions dans lesquelles vivent les personnes exilées sont "indignes depuis longtemps", force est de constater que "depuis la fin de l'état d'urgence sanitaire" et "la nomination de Gérald Darmanin à la tête du ministère de l'Intérieur", la situation des exilés à Calais "n'a fait que se détériorer". En cause, les "évacuations brutales" de plusieurs campements ensuite "grillagés", et la "réduction dramatique des services vitaux que sont les distributions alimentaires, l'accès aux douches ou encore aux points d'eau". S'appuyant sur 65 témoignages partagés entre le 10 juillet et le 12 août par des personnes exilées, des membres d'associations et des habitants, elles dénoncent les "violations du droit à l'eau, à l'assainissement, à la santé ainsi qu'à l'alimentation". "J'ai faim et soif tous les jours. J'ai froid toutes les nuits. Je me sens très faible physiquement. L'un de mes amis est tombé très malade à cause de la situation. Pendant 3 jours, il avait des vertiges, il avait chaud puis froid et il tremblait sans arrêt", a rapporté aux associations une des personnes exilées présentes à Calais. Dans cette saisine, les associations alertent également sur "les évacuations forcées", "les expulsions croissantes de terrains où survivent les personnes exilées" ainsi que sur "les violences physiques, les confiscations d'effets personnels et les interpellations qui en découlent". En 2017, le Défenseur des droits Jacques Toubon s'était déjà inquiété d'atteintes aux droits "d'une exceptionnelle et inédite gravité" à Calais, où les pouvoirs publics empêchent toute réinstallation de campement. (Belga)