"Au moins 16 personnes ont été tuées, et étant donné l'état des véhicules touchés le bilan final pourrait être beaucoup plus lourd", a déclaré à l'AFP un haut responsable de la police sous couvert de l'anonymat. L'agence Press Trust of India (PTI) a annoncé de son côté que l'attentat avait fait plus de 30 morts parmi les 2.500 membres de ce convoi de 78 véhicules, dont beaucoup revenaient d'une permission. "Un engin artisanal a explosé au moment où passait le convoi de la CRPF" (Central Reserve Police Force), a déclaré à l'AFP un officier de cette force paramilitaire, Munir Ahmed Khan. Un autre responsable de la CRPF parlant anonymement a indiqué que l'attaque avait fait également 29 blessés. Le Premier minitre indien Narendra Modi a "fermement dénoncé cette attaque odieuse". "Le sacrifice de nos braves membres des forces de sécurié ne sera pas vain", a-t-il ajouté sur Twitter. L'attaque, qui s'est produite sur une autoroute à une vingtaine de kilomètres de Srinagar, est la plus meurtrière au Cachemire indien depuis plus de deux ans. Dix-neuf soldats avaient été tués en septembre 2016 lors d'un assaut contre le camp militaire indien d'Uri. Des médias locaux ont rapporté en citant un communiqué du groupe islamiste Jaish-e-Mohammed, basé au Pakistan, que celui-ci revendiquait l'attentat. Des photos à l'origine non confirmée circulaient, montrant les restes d'au moins un véhicule éparpillés sur l'autoroute près de bus militaires bleus. Le Cachemire est revendiqué aussi bien par l'Inde que le Pakistan depuis la fin de la colonisation britannique en 1947. Les forces indiennes dans la partie sous contrôle de New Delhi sont estimées au total à quelque 500.000 hommes. Une insurrection séparatiste meurtrière déstabilise le Cachemire indien depuis 1989. L'Inde accuse le Pakistan de soutenir en sous-main les infiltrations et la rébellion armée, ce qu'Islamabad a toujours démenti. (Belga)