"Pour l'Europe, les mesures les plus audacieuses seront toujours celles qui garantissent au mieux l'avenir", a affirmé l'Allemande, en présentant ce fonds baptisé "UE nouvelle génération". Avec cet outil, la Commission irait emprunter 750 milliards d'euros sur les marchés avec la garantie indirecte des Etats membres pour investir dans les pays et les secteurs les plus touchés. Ce serait la première fois que l'Union émettrait de la dette en commun à une si grande échelle. Le fonds serait constitué de 500 milliards d'euros de dotations et de 250 milliards d'euros de prêts, dans une tentative de réconcilier une vision plus méridionale qui passe par des dotations aux Etats et régions les plus touchés, à rembourser solidairement par les Vingt-sept, et une vision plus nordique - incarnée par les Pays-Bas, la Suède, le Danemark et l'Autriche - demandant de responsabiliser l'Etat bénéficiaire à travers des prêts conditionnés. Ce nouvel outil serait adossé au budget 2021-2027 de l'Union européenne, que la nouvelle proposition de la Commission chiffre à 1.100 milliards d'euros, soit à peine plus que la dernière proposition formulée en février par le président du Conseil européen Charles Michel, lors du blocage des discussions budgétaires cet hiver. Avec ces deux outils et le plan d'urgence à 540 milliards d'euros approuvé en avril comme première réponse à la crise sanitaire et économique du coronavirus, Mme Von der Leyen fait valoir un effort de relance total de 2.400 milliards d'euros. La proposition de la Commission devra obtenir l'aval des Etats membres - qui restent très divisés en matière budgétaire - puis du Parlement européen, très volontariste sur la question. "Abandonnons nos vieux préjugés, redécouvrons la force de l'idée magnifique d'une Europe unie. La crise est extraordinaire, mais l'opportunité qui se présente à nous l'est aussi! Avec ce plan nous pouvons construire la base d'une Union climatiquement neutre, numérique et résiliente", a exhorté Mme Von der Leyen. (Belga)

"Pour l'Europe, les mesures les plus audacieuses seront toujours celles qui garantissent au mieux l'avenir", a affirmé l'Allemande, en présentant ce fonds baptisé "UE nouvelle génération". Avec cet outil, la Commission irait emprunter 750 milliards d'euros sur les marchés avec la garantie indirecte des Etats membres pour investir dans les pays et les secteurs les plus touchés. Ce serait la première fois que l'Union émettrait de la dette en commun à une si grande échelle. Le fonds serait constitué de 500 milliards d'euros de dotations et de 250 milliards d'euros de prêts, dans une tentative de réconcilier une vision plus méridionale qui passe par des dotations aux Etats et régions les plus touchés, à rembourser solidairement par les Vingt-sept, et une vision plus nordique - incarnée par les Pays-Bas, la Suède, le Danemark et l'Autriche - demandant de responsabiliser l'Etat bénéficiaire à travers des prêts conditionnés. Ce nouvel outil serait adossé au budget 2021-2027 de l'Union européenne, que la nouvelle proposition de la Commission chiffre à 1.100 milliards d'euros, soit à peine plus que la dernière proposition formulée en février par le président du Conseil européen Charles Michel, lors du blocage des discussions budgétaires cet hiver. Avec ces deux outils et le plan d'urgence à 540 milliards d'euros approuvé en avril comme première réponse à la crise sanitaire et économique du coronavirus, Mme Von der Leyen fait valoir un effort de relance total de 2.400 milliards d'euros. La proposition de la Commission devra obtenir l'aval des Etats membres - qui restent très divisés en matière budgétaire - puis du Parlement européen, très volontariste sur la question. "Abandonnons nos vieux préjugés, redécouvrons la force de l'idée magnifique d'une Europe unie. La crise est extraordinaire, mais l'opportunité qui se présente à nous l'est aussi! Avec ce plan nous pouvons construire la base d'une Union climatiquement neutre, numérique et résiliente", a exhorté Mme Von der Leyen. (Belga)