Germain Rukuki a été condamné en 2018 à l'une des plus lourdes peines jamais infligées à un militant des droits de l'homme au Burundi, pour avoir participé à des manifestations contre la candidature controversée de l'ancien président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat en 2015. La condamnation de M. Rukuki avait été confirmée en appel en 2019. Mais le 30 juin, la Cour suprême a décidé, dans un jugement publié la semaine dernière, que comme Rukiki n'avait jamais comparu devant le tribunal, le verdict en appel était invalide. "Le juge d'appel a condamné un prévenu qui n'a pas été présenté en audience publique et donc sans l'avoir entendu présenter ses moyens de défense", a expliqué la Cour dans son jugement. Germain Rukuki, ancien directeur financier d'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT) au Burundi, reste néanmoins en prison, aucune date n'ayant été fixée pour un nouveau procès en appel. "C'est une victoire de ses avocats qui montre que la Cour d'appel n'avait pas rendu une décision indépendante, (...), nous espérons que cette fois ils vont mettre fin au calvaire de Germain Rukiki qui est le symbole de la répression des droits de l'homme au Burundi", a réagi à l'AFP Clément Boursin, chargé de l'Afrique à ACAT internationale. (Belga)

Germain Rukuki a été condamné en 2018 à l'une des plus lourdes peines jamais infligées à un militant des droits de l'homme au Burundi, pour avoir participé à des manifestations contre la candidature controversée de l'ancien président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat en 2015. La condamnation de M. Rukuki avait été confirmée en appel en 2019. Mais le 30 juin, la Cour suprême a décidé, dans un jugement publié la semaine dernière, que comme Rukiki n'avait jamais comparu devant le tribunal, le verdict en appel était invalide. "Le juge d'appel a condamné un prévenu qui n'a pas été présenté en audience publique et donc sans l'avoir entendu présenter ses moyens de défense", a expliqué la Cour dans son jugement. Germain Rukuki, ancien directeur financier d'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT) au Burundi, reste néanmoins en prison, aucune date n'ayant été fixée pour un nouveau procès en appel. "C'est une victoire de ses avocats qui montre que la Cour d'appel n'avait pas rendu une décision indépendante, (...), nous espérons que cette fois ils vont mettre fin au calvaire de Germain Rukiki qui est le symbole de la répression des droits de l'homme au Burundi", a réagi à l'AFP Clément Boursin, chargé de l'Afrique à ACAT internationale. (Belga)