"Les quatre membres de l'équipe de prestataires pour le déploiement du Projet Backbone National des Télécommunications qui étaient portés disparus ont été retrouvés sains et saufs", a indiqué un communiqué du ministère de l'Economie numérique sans plus de précisions. "Les quatre travailleurs ont été retrouvés samedi soir à plusieurs kilomètres de Sidéradougou. Ils ont été ramenés à Ouagadougou. Ils sont en état de choc", a affirmé une source sécuritaire, qui a pu préciser la nationalité chinoise de l'expatrié. "C'est sans doute le maillage de la zone par les forces de défense et de sécurité, lors des opérations de ratissage, qui a poussé les ravisseurs à les relâcher", a expliqué une autre source sécuritaire, confirmant la thèse de l'enlèvement évoquée samedi. Les conditions de la libération restent floues. "Nous n'avons pas de détails sur leur libération parce que les auditions n'ont pas encore commencé. Les victimes elles mêmes ne savent pas où elle étaient", a affirmé le ministre de la Sécurité Ousseni Compaoré. "Il n'y a pas eu de paiement de rançon car il aurait fallu rencontrer les ravisseurs qui sont toujours activement recherchés", a-t-il ajouté sans vouloir faire plus de commentaire. Le ministère du Développement de l'économie numérique avait annoncé la disparition vendredi des quatre prestataires sur l'axe Ouo-Sidéradougou, dans la région des Cascades, soulignant que le véhicule de "type pick-up qui les transportait avait été découvert les portières ouvertes". La première tranche de réalisation du Backbone, qui vise à installer la fibre optique sur l'ensemble du Burkina Faso pour le connecter au reste du monde, a été attribuée au géant chinois Huawei. De nombreuses prises d'otages ont eu lieu ces dernières années au Burkina Faso, confronté depuis 2015 à des attaques djihadistes de plus en plus fréquentes et meurtrières. Les forces armées sont incapables d'enrayer les attaques attribuées aux groupes djihadistes affiliés à Al-Qaïda, d'autres au mouvement Etat islamique. D'abord localisées dans le Nord, elles se sont étendues en 2018 dans l'Est et dans l'Ouest, faisant près de 700 morts depuis 2015 selon un décompte de l'AFP et environ 500.000 déplacés internes et réfugiés, selon l'ONU. Longtemps préservé, l'Ouest a été touché à au moins deux reprises par des attaques ces derniers mois. (Belga)

"Les quatre membres de l'équipe de prestataires pour le déploiement du Projet Backbone National des Télécommunications qui étaient portés disparus ont été retrouvés sains et saufs", a indiqué un communiqué du ministère de l'Economie numérique sans plus de précisions. "Les quatre travailleurs ont été retrouvés samedi soir à plusieurs kilomètres de Sidéradougou. Ils ont été ramenés à Ouagadougou. Ils sont en état de choc", a affirmé une source sécuritaire, qui a pu préciser la nationalité chinoise de l'expatrié. "C'est sans doute le maillage de la zone par les forces de défense et de sécurité, lors des opérations de ratissage, qui a poussé les ravisseurs à les relâcher", a expliqué une autre source sécuritaire, confirmant la thèse de l'enlèvement évoquée samedi. Les conditions de la libération restent floues. "Nous n'avons pas de détails sur leur libération parce que les auditions n'ont pas encore commencé. Les victimes elles mêmes ne savent pas où elle étaient", a affirmé le ministre de la Sécurité Ousseni Compaoré. "Il n'y a pas eu de paiement de rançon car il aurait fallu rencontrer les ravisseurs qui sont toujours activement recherchés", a-t-il ajouté sans vouloir faire plus de commentaire. Le ministère du Développement de l'économie numérique avait annoncé la disparition vendredi des quatre prestataires sur l'axe Ouo-Sidéradougou, dans la région des Cascades, soulignant que le véhicule de "type pick-up qui les transportait avait été découvert les portières ouvertes". La première tranche de réalisation du Backbone, qui vise à installer la fibre optique sur l'ensemble du Burkina Faso pour le connecter au reste du monde, a été attribuée au géant chinois Huawei. De nombreuses prises d'otages ont eu lieu ces dernières années au Burkina Faso, confronté depuis 2015 à des attaques djihadistes de plus en plus fréquentes et meurtrières. Les forces armées sont incapables d'enrayer les attaques attribuées aux groupes djihadistes affiliés à Al-Qaïda, d'autres au mouvement Etat islamique. D'abord localisées dans le Nord, elles se sont étendues en 2018 dans l'Est et dans l'Ouest, faisant près de 700 morts depuis 2015 selon un décompte de l'AFP et environ 500.000 déplacés internes et réfugiés, selon l'ONU. Longtemps préservé, l'Ouest a été touché à au moins deux reprises par des attaques ces derniers mois. (Belga)