"Le Comité international de la Croix-Rouge, avec l'appui des volontaires de la Croix-Rouge burkinabè, a procédé à une distribution de vivres à près de 17.400 personnes", qui "ont dû quitter des communes telles que Diguel, Nassoumbou et Koutougou, pour se réfugier dans la ville de Djibo", chef-lieu de la province du Soum, touchée par la violence depuis 2015, indique le communiqué. "Ayant abandonné leurs moyens d'existence, ces personnes ont d'importants besoins humanitaires, surtout en ce début de période de soudure où la nourriture vient à manquer", note le CICR, pointant également le difficile accès aux soins de santé et à l'eau. La région du nord du Burkina Faso, frontalière du Mali et du Niger, est le théâtre d'attaques djihadistes régulières depuis quatre ans, qui ont fait plus de 400 morts. Depuis le début de l'année 2019, la province du Soum, dans la région du Sahel, est confrontée à une aggravation des attaques armées, auxquelles s'ajoutent des conflits intercommunautaires. "Au vu des violences, de nouveaux déplacements de personnes sont à craindre", souligne le CICR, inquiet également de "l'accès des humanitaires aux populations vulnérables (qui) risque de demeurer précaire". "D'une façon générale, les perspectives humanitaires dans le pays sont préoccupantes", relève le CICR qui compte porter assistance à des déplacés dans d'autres régions du Burkina Faso. En juin 2017, le gouvernement burkinabè a lancé un Programme d'urgence sur trois ans (2017-2020), doté de 455 milliards de francs CFA (694 millions d'euros) pour améliorer la sécurité, l'éducation, la santé et l'approvisionnement en eau potable dans la région burkinabè du Sahel. (Belga)

"Le Comité international de la Croix-Rouge, avec l'appui des volontaires de la Croix-Rouge burkinabè, a procédé à une distribution de vivres à près de 17.400 personnes", qui "ont dû quitter des communes telles que Diguel, Nassoumbou et Koutougou, pour se réfugier dans la ville de Djibo", chef-lieu de la province du Soum, touchée par la violence depuis 2015, indique le communiqué. "Ayant abandonné leurs moyens d'existence, ces personnes ont d'importants besoins humanitaires, surtout en ce début de période de soudure où la nourriture vient à manquer", note le CICR, pointant également le difficile accès aux soins de santé et à l'eau. La région du nord du Burkina Faso, frontalière du Mali et du Niger, est le théâtre d'attaques djihadistes régulières depuis quatre ans, qui ont fait plus de 400 morts. Depuis le début de l'année 2019, la province du Soum, dans la région du Sahel, est confrontée à une aggravation des attaques armées, auxquelles s'ajoutent des conflits intercommunautaires. "Au vu des violences, de nouveaux déplacements de personnes sont à craindre", souligne le CICR, inquiet également de "l'accès des humanitaires aux populations vulnérables (qui) risque de demeurer précaire". "D'une façon générale, les perspectives humanitaires dans le pays sont préoccupantes", relève le CICR qui compte porter assistance à des déplacés dans d'autres régions du Burkina Faso. En juin 2017, le gouvernement burkinabè a lancé un Programme d'urgence sur trois ans (2017-2020), doté de 455 milliards de francs CFA (694 millions d'euros) pour améliorer la sécurité, l'éducation, la santé et l'approvisionnement en eau potable dans la région burkinabè du Sahel. (Belga)