"Dans l'après-midi du 20 novembre, l'escadron de gendarmerie basé à Arbinda ainsi que la brigade territoriale de gendarmerie de ladite localité a été la cible d'une attaque terroriste. Les assaillants ont été repoussés grâce à une riposte prompte et vigoureuse des gendarmes", selon le communiqué qui fait état d'un bilan de "18 terroristes neutralisés". "Nous déplorons malheureusement la perte d'un gendarme. Sept gendarmes blessés dont deux graves ont été évacués à Ouagadougou grâce à l'armée de l'air", indique l'état-major de la gendarmerie. Le communiqué précise que "12 motos (ont été) récupérées, 13 kalachnikov, 1 RPG-7, 2 roquettes et 20 chargeurs saisis. Huit téléphones portables, une caméra, un GPS et 10 émetteurs-récepteurs" ont également été récupérés. Ce bilan survient alors que l'armée avait annoncé avoir "neutralisé 32 terroristes" pendant le week-end. Début novembre, une attaque contre un convoi de la société minière canadienne Semafo a fait 38 morts. Le Burkina Faso, frontalier du Mali et du Niger, est le théâtre d'attaques djihadistes régulières depuis le premier trimestre 2015. Au total, les attaques attribuées aux groupes djihadistes, certains affiliés à Al-Qaïda, d'autres à l'organisation Etat islamique, ont fait près de 700 morts au Burkina Faso depuis début 2015, selon un comptage de l'AFP, et environ 500.000 déplacés internes et réfugiés, selon l'ONU. Le nord et l'est sont particulièrement touchés et Ouagadougou, la capitale, a été frappée à trois reprises. Sous-équipées et mal entraînées, l'armée, la police et la gendarmerie de ce pays pauvre d'Afrique de l'ouest sont incapables d'enrayer les attaques djihadistes, qui se sont intensifiées en 2019 jusqu'à devenir quasi quotidiennes. Pour tenter de faire face à ces attaques récurrentes, le président burkinabé Roch Marc Christian a appelé début novembre "à la mobilisation générale contre le terrorisme" et annoncé "le recrutement de volontaires pour la défense dans les zones sous menace". (Belga)