Cette information fait suite aux déclarations d'un ancien candidat, qui avait évoqué jeudi dans la presse l'espionnage clandestin de 32 personnalités susceptibles d'entraver la réélection du leader conservateur. Elle a été confirmée à l'agence de presse BTA par l'actuel gouvernement intérimaire, qui a été mis en place par le président de la République alors que le scrutin n'a pas permis de former une coalition. Les principaux adversaires du Premier ministre sortant ont fait l'objet de cette surveillance des services de renseignement, selon Atanas Atanassov, l'un des ténors de l'opposition, lui-même ancien responsable du contre-espionnage. Interrogé par l'AFP, l'un d'entre eux, Hristo Ivanov, a dénoncé une "tentative d'atteinte à la démocratie", toute mise sur écoute devant préalablement obtenir l'aval de la justice. Au sein de ce pays membre de l'Union européenne, le sujet est sensible en raison de l'usage massif de cette pratique par les communistes par le passé. "Les autorités peuvent justifier la surveillance d'un ou deux politiciens mais quand des dizaines d'entre eux sont concernés, alors c'est une ingérence des services secrets dans le jeu électoral", a déploré M. Ivanov, chef de file de la coalition "Bulgarie démocratique". Le parti conservateur Gerb de Boïko Borissov est arrivé en tête des élections mais il n'a pas réussi à former une majorité, fragilisé par les manifestations massives de l'été 2020 dénonçant son clientélisme. L'opposition n'a pas non plus trouvé un terrain d'entente pour proposer une coalition alternative. Les Bulgares sont donc de nouveau appelés aux urnes le 11 juillet. (Belga)

Cette information fait suite aux déclarations d'un ancien candidat, qui avait évoqué jeudi dans la presse l'espionnage clandestin de 32 personnalités susceptibles d'entraver la réélection du leader conservateur. Elle a été confirmée à l'agence de presse BTA par l'actuel gouvernement intérimaire, qui a été mis en place par le président de la République alors que le scrutin n'a pas permis de former une coalition. Les principaux adversaires du Premier ministre sortant ont fait l'objet de cette surveillance des services de renseignement, selon Atanas Atanassov, l'un des ténors de l'opposition, lui-même ancien responsable du contre-espionnage. Interrogé par l'AFP, l'un d'entre eux, Hristo Ivanov, a dénoncé une "tentative d'atteinte à la démocratie", toute mise sur écoute devant préalablement obtenir l'aval de la justice. Au sein de ce pays membre de l'Union européenne, le sujet est sensible en raison de l'usage massif de cette pratique par les communistes par le passé. "Les autorités peuvent justifier la surveillance d'un ou deux politiciens mais quand des dizaines d'entre eux sont concernés, alors c'est une ingérence des services secrets dans le jeu électoral", a déploré M. Ivanov, chef de file de la coalition "Bulgarie démocratique". Le parti conservateur Gerb de Boïko Borissov est arrivé en tête des élections mais il n'a pas réussi à former une majorité, fragilisé par les manifestations massives de l'été 2020 dénonçant son clientélisme. L'opposition n'a pas non plus trouvé un terrain d'entente pour proposer une coalition alternative. Les Bulgares sont donc de nouveau appelés aux urnes le 11 juillet. (Belga)