Le gouvernement a annoncé le départ sur demande du premier ministre des titulaires des Finances, de l'Économie et de l'Intérieur, dans l'objectif de démontrer l'indépendance du parti conservateur Gerb de M.Borissov, soumis selon ses opposants à l'influence d'Ahmed Dogan et de Delyan Peevski, deux hommes controversées. Les responsables régionaux de Gerb ont expliqué dans un communiqué que leur parti "subit injustement l'effet négatif des spéculations d'être lié au MDL", le parti de la minorité turque fondé par Ahmed Dogan et dont M.Peevski est député. S'il siège officiellement dans l'opposition, le MDL apporte à M.Borissov un soutien ponctuel au parlement sur certains sujets régaliens. Les médias appartenant à M. Peevski sont favorables au gouvernement. La nouvelle a été applaudie par des milliers de manifestants réunis à Sofia pour le septième soir consécutif, qui ont scandé "Nous serons toujours là jusqu'à la démission" de tout le gouvernement. Il y a huit jours, le parti d'opposition de droite Da Bulgaria avait organisé une opération médiatique pour dénoncer la privatisation sauvage d'une plage de la Mer Noire au profit d'Ahmed Dogan. Mercredi, le Premier ministre Boïko Borissov a admis "une tension sociale" provoquée selon lui par l'effet économique néfaste de la crise de Covid-19. Il a promis des mesures sociales à destination des Bulgares impactés par la crise. Les analystes soulignent toutefois que les manifestants expriment une indignation plus générale face à la corruption et aux carences de l'Etat de droit dans ce pays membre de l'Union européenne depuis 2007. "Il ne s'agit pas d'un groupe homogène mais les protestataires sont plutôt des urbains libéraux qui manifestent pour des valeurs et non pour porter des revendications sociales", déclare le politologue Dimitar Ganev. Le gouvernement de coalition entre Boïko Borissov et les nationalistes est confronté à la fois à l'opposition de la droite et de la gauche. Le parti socialiste a déposé mercredi une motion de censure qui doit passer au parlement la semaine prochaine. Elle a peu de chances d'aboutir, mais le gouvernement envisage, selon la radio publique, de démissionner pour laisser la place à des experts jusqu'aux législatives du printemps prochain. (Belga)

Le gouvernement a annoncé le départ sur demande du premier ministre des titulaires des Finances, de l'Économie et de l'Intérieur, dans l'objectif de démontrer l'indépendance du parti conservateur Gerb de M.Borissov, soumis selon ses opposants à l'influence d'Ahmed Dogan et de Delyan Peevski, deux hommes controversées. Les responsables régionaux de Gerb ont expliqué dans un communiqué que leur parti "subit injustement l'effet négatif des spéculations d'être lié au MDL", le parti de la minorité turque fondé par Ahmed Dogan et dont M.Peevski est député. S'il siège officiellement dans l'opposition, le MDL apporte à M.Borissov un soutien ponctuel au parlement sur certains sujets régaliens. Les médias appartenant à M. Peevski sont favorables au gouvernement. La nouvelle a été applaudie par des milliers de manifestants réunis à Sofia pour le septième soir consécutif, qui ont scandé "Nous serons toujours là jusqu'à la démission" de tout le gouvernement. Il y a huit jours, le parti d'opposition de droite Da Bulgaria avait organisé une opération médiatique pour dénoncer la privatisation sauvage d'une plage de la Mer Noire au profit d'Ahmed Dogan. Mercredi, le Premier ministre Boïko Borissov a admis "une tension sociale" provoquée selon lui par l'effet économique néfaste de la crise de Covid-19. Il a promis des mesures sociales à destination des Bulgares impactés par la crise. Les analystes soulignent toutefois que les manifestants expriment une indignation plus générale face à la corruption et aux carences de l'Etat de droit dans ce pays membre de l'Union européenne depuis 2007. "Il ne s'agit pas d'un groupe homogène mais les protestataires sont plutôt des urbains libéraux qui manifestent pour des valeurs et non pour porter des revendications sociales", déclare le politologue Dimitar Ganev. Le gouvernement de coalition entre Boïko Borissov et les nationalistes est confronté à la fois à l'opposition de la droite et de la gauche. Le parti socialiste a déposé mercredi une motion de censure qui doit passer au parlement la semaine prochaine. Elle a peu de chances d'aboutir, mais le gouvernement envisage, selon la radio publique, de démissionner pour laisser la place à des experts jusqu'aux législatives du printemps prochain. (Belga)