Le tribunal a établi que le grave accident ferroviaire de Buizingen, survenu le 15 février 2010 et ayant causé la mort de dix-neuf personnes, résultait d'une conjugaison d'erreurs dont les responsabilités les plus importantes reposent sur les épaules de l'opérateur du réseau de chemins de fer belge, la SNCB, et sur celles du gestionnaire du réseau, Infrabel. Les deux sociétés se partagent équitablement une part de responsabilité de quatre cinquièmes et écopent ainsi de la même peine, une amende pénale de 550.000 euros.

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Quant au conducteur du train local (train L), qui n'avait pas respecté sa trajectoire, le tribunal a estimé qu'il portait aussi une part de responsabilité, mais plus minime, calculée à un cinquième. Par ailleurs, le tribunal a appliqué le principe du décumul des responsabilités, soit le fait que la personne morale est seule condamnée s'il est établi qu'elle est celle qui a commis la faute la plus grave. En l'occurrence, la SNCB, employeur du conducteur de train, a une responsabilité plus importante que son employé. Le tribunal a donc prononcé une simple déclaration de culpabilité dans le chef du conducteur, mais pas de peine.