Le cadre financier pluriannuel (CFP) fixe les contributions de chaque Etat membre et détermine quels projets seront financés durant une période de sept ans. Le prochain CFP s'étendra de 2021 à 2027. Son élaboration fait systématiquement l'objet d'intenses négociations entre les Etats membres et les institutions européennes, et la perspective de la sortie du Royaume-Uni de l'UE en 2019 risque de compliquer la donne. Le pays est en effet un des contributeurs nets du budget européen, et les 27 Etats membres restants devront faire des choix: soit augmenter leurs participations, soit sabrer dans les programmes financés. "Il y a urgence en la matière", a exhorté Jean-Claude Juncker. "Il ne faut pas croire que le Conseil européen aurait des océans de temps devant lui, il faut décider rapidement. Toutes les décisions afférentes doivent être prises avant les élections européennes." Le commissaire au Budget, Günther Oettinger, a enfoncé le clou. "Le cadre financier pluriannuel doit être une priorité, au Parlement européen, et au Conseil européen", a-t-il martelé. "S'il n'y a pas d'accords sur le CFP, les grands gagnants seront (le président turc Recep Tayyip) Erdogan, (le président russe Vladimir) Poutine et (le président américain Donald) Trump." Jean-Claude Juncker a promis que la Commission présenterait sa position en la matière début mai - plutôt que fin mai - pour accélérer les débats. (Belga)

Le cadre financier pluriannuel (CFP) fixe les contributions de chaque Etat membre et détermine quels projets seront financés durant une période de sept ans. Le prochain CFP s'étendra de 2021 à 2027. Son élaboration fait systématiquement l'objet d'intenses négociations entre les Etats membres et les institutions européennes, et la perspective de la sortie du Royaume-Uni de l'UE en 2019 risque de compliquer la donne. Le pays est en effet un des contributeurs nets du budget européen, et les 27 Etats membres restants devront faire des choix: soit augmenter leurs participations, soit sabrer dans les programmes financés. "Il y a urgence en la matière", a exhorté Jean-Claude Juncker. "Il ne faut pas croire que le Conseil européen aurait des océans de temps devant lui, il faut décider rapidement. Toutes les décisions afférentes doivent être prises avant les élections européennes." Le commissaire au Budget, Günther Oettinger, a enfoncé le clou. "Le cadre financier pluriannuel doit être une priorité, au Parlement européen, et au Conseil européen", a-t-il martelé. "S'il n'y a pas d'accords sur le CFP, les grands gagnants seront (le président turc Recep Tayyip) Erdogan, (le président russe Vladimir) Poutine et (le président américain Donald) Trump." Jean-Claude Juncker a promis que la Commission présenterait sa position en la matière début mai - plutôt que fin mai - pour accélérer les débats. (Belga)