Le 7 novembre dernier, le conclave budgétaire régional avait accouché, au terme de 2 jours de discussions, d'une trajectoire prévoyant un budget en déficit de 435 millions d'euros en 2020. "Il s'agit d'un budget de transition respectant nos engagements, dont ceux d'un retour à l'équilibre en 2024 sans aucune nouvelle taxation et d'un redéploiement en phase avec les défis sociaux, climatiques et économiques que la Région doit affronter", avait alors souligné le ministre-président wallon, Elio Di Rupo. Le ministre régional du Budget, Jean-Luc Crucke, avait quant à lui défendu une dette vertueuse, promesse d'investissements indispensables pour faire face, entre autres, aux défis environnementaux. "Certains me disent que j'ai changé. Mais l'évolution, elle est impérative face aux changements climatiques", a-t-il répété ce lundi. "Je crois à la science. Et puisque c'est le cas, je crois aussi aux prévisions des scientifiques et j'en accepte les conséquences", a ajouté le ministre en conclusion de la discussion générale en commission. "C'est ça qui m'a changé. Il n'y aura pas, chez moi, de marche arrière dans la lutte pour le climat", a poursuivi M. Crucke selon qui "le gouvernement doit avant tout être le moteur des lendemains", ce qui "ne lui laisse pas le temps d'être défaitiste". Un plaidoyer qui n'a pas convaincu André Antoine, le député cdH qui a multiplié les sorties, ces dernières semaines, contre le budget wallon et la dette "jamais vue" qui l'accompagne. "Il peut effectivement y avoir des dettes vertueuses mais mettons d'abord la Région à l'équilibre pour permettre les investissements", a-t-il ainsi réaffirmé. "Entre la cime de vos promesses sans le moindre chiffre et l'abime de l'endettement, il y a un fil qui est tendu et vous êtes le funambule", a-t-il ajouté à l'adresse de Jean-Luc Crucke. "Vous faites le choix audacieux d'un endettement historique. J'espère que les 4.200 euros de dettes par habitant que vous allez créer serviront à quelque chose", a-t-il conclu. Le vote en commission n'interviendra, lui, que vendredi avant que le budget ne soit soumis à la sanction de la séance plénière le 19 décembre prochain. (Belga)

Le 7 novembre dernier, le conclave budgétaire régional avait accouché, au terme de 2 jours de discussions, d'une trajectoire prévoyant un budget en déficit de 435 millions d'euros en 2020. "Il s'agit d'un budget de transition respectant nos engagements, dont ceux d'un retour à l'équilibre en 2024 sans aucune nouvelle taxation et d'un redéploiement en phase avec les défis sociaux, climatiques et économiques que la Région doit affronter", avait alors souligné le ministre-président wallon, Elio Di Rupo. Le ministre régional du Budget, Jean-Luc Crucke, avait quant à lui défendu une dette vertueuse, promesse d'investissements indispensables pour faire face, entre autres, aux défis environnementaux. "Certains me disent que j'ai changé. Mais l'évolution, elle est impérative face aux changements climatiques", a-t-il répété ce lundi. "Je crois à la science. Et puisque c'est le cas, je crois aussi aux prévisions des scientifiques et j'en accepte les conséquences", a ajouté le ministre en conclusion de la discussion générale en commission. "C'est ça qui m'a changé. Il n'y aura pas, chez moi, de marche arrière dans la lutte pour le climat", a poursuivi M. Crucke selon qui "le gouvernement doit avant tout être le moteur des lendemains", ce qui "ne lui laisse pas le temps d'être défaitiste". Un plaidoyer qui n'a pas convaincu André Antoine, le député cdH qui a multiplié les sorties, ces dernières semaines, contre le budget wallon et la dette "jamais vue" qui l'accompagne. "Il peut effectivement y avoir des dettes vertueuses mais mettons d'abord la Région à l'équilibre pour permettre les investissements", a-t-il ainsi réaffirmé. "Entre la cime de vos promesses sans le moindre chiffre et l'abime de l'endettement, il y a un fil qui est tendu et vous êtes le funambule", a-t-il ajouté à l'adresse de Jean-Luc Crucke. "Vous faites le choix audacieux d'un endettement historique. J'espère que les 4.200 euros de dettes par habitant que vous allez créer serviront à quelque chose", a-t-il conclu. Le vote en commission n'interviendra, lui, que vendredi avant que le budget ne soit soumis à la sanction de la séance plénière le 19 décembre prochain. (Belga)