Les Premiers ministres hongrois et polonais ont affiché leur unité jeudi à Budapest dans le cadre des discussions sur l'État de droit, en proposant de résoudre le blocage en deux temps: d'abord "mettre à disposition les fonds nécessaires dès que possible" et ensuite "savoir s'il faut lier État de droit et intérêts financiers de l'Union". Ce faisant, Viktor Orban et Mateusz Morawiecki ne cachent pas leur volonté de débloquer les fonds européens dont leurs pays ont grand besoin tout en commissionnant le mécanisme visant à protéger ces fonds des atteintes à l'État de droit que l'UE leur reproche régulièrement. Lors d'une videoconférence avec le Centre d'études des politiques européennes (CESP) vendredi, Didier Reynders a refusé de s'enfermer dans une seule piste. "Une solution est-elle possible ? Bien sûr, il y a plusieurs solutions possibles sur la table, il revient pour le moment à la présidence allemande du Conseil d'organiser le processus", a-t-il commenté, sans détailler ces solutions pour ne pas gêner le travail de l'Allemagne. Alors que se profile le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement des 10 et 11 décembre prochains qui pourrait devoir aborder cette question, l'ancien ministre belge a rappelé l'existence au Conseil d'une majorité défendant ce mécanisme, ainsi qu'au Parlement. "Nous continuons d'essayer de convaincre les deux États membres, mais nous n'avons aucune intention au niveau de la Commission - pas plus j'en suis sûr qu'au Parlement - de (proposer de) modifier l'accord" provisoire, atteint il y a trois semaines par les négociateurs du Parlement et de la présidence allemande du Conseil, a-t-il averti. (Belga)

Les Premiers ministres hongrois et polonais ont affiché leur unité jeudi à Budapest dans le cadre des discussions sur l'État de droit, en proposant de résoudre le blocage en deux temps: d'abord "mettre à disposition les fonds nécessaires dès que possible" et ensuite "savoir s'il faut lier État de droit et intérêts financiers de l'Union". Ce faisant, Viktor Orban et Mateusz Morawiecki ne cachent pas leur volonté de débloquer les fonds européens dont leurs pays ont grand besoin tout en commissionnant le mécanisme visant à protéger ces fonds des atteintes à l'État de droit que l'UE leur reproche régulièrement. Lors d'une videoconférence avec le Centre d'études des politiques européennes (CESP) vendredi, Didier Reynders a refusé de s'enfermer dans une seule piste. "Une solution est-elle possible ? Bien sûr, il y a plusieurs solutions possibles sur la table, il revient pour le moment à la présidence allemande du Conseil d'organiser le processus", a-t-il commenté, sans détailler ces solutions pour ne pas gêner le travail de l'Allemagne. Alors que se profile le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement des 10 et 11 décembre prochains qui pourrait devoir aborder cette question, l'ancien ministre belge a rappelé l'existence au Conseil d'une majorité défendant ce mécanisme, ainsi qu'au Parlement. "Nous continuons d'essayer de convaincre les deux États membres, mais nous n'avons aucune intention au niveau de la Commission - pas plus j'en suis sûr qu'au Parlement - de (proposer de) modifier l'accord" provisoire, atteint il y a trois semaines par les négociateurs du Parlement et de la présidence allemande du Conseil, a-t-il averti. (Belga)