Les deux sujets, le second étant "adossé" au premier, seront vendredi et samedi au menu des chefs d'Etat et de gouvernement des 27, rassemblés à Bruxelles pour la première fois depuis l'éclatement de la pandémie. Pour Sophie Wilmès, la dernière proposition de Charles Michel équivaut à une baisse bienvenue de l'effort supplémentaire qui sera demandé aux finances belges. C'est en mai que la Commission avait avancé sa nouvelle proposition de budget pluriannuel pour les 7 prochaines années, ainsi que sa vision d'un instrument de relance ("Next Generation EU") censé maintenir un marché unique fort en soutenant les pays les plus touchés par la crise liée au coronavirus. La semaine dernière, le président du Conseil européen a sorti sa "négobox", cadre chiffré qui servira de base aux négociations entre les 27. Elle vise un peu moins haut que précédemment pour ce qui est du budget, à 1.074 milliards d'euros, mais maintient la plupart des idées de la Commission pour le fonds additionnel "relance" de 750 milliards. Ce dernier serait alimenté par un emprunt européen, à rembourser à partir de 2026 et partiellement à l'aide de nouvelles ressources européennes propres. "Cette proposition de négobox est clairement un pas dans la bonne direction. Nos demandes, plaidées et replaidées, sont rencontrées pour certaines, partiellement pour d'autres", a expliqué la Première libérale mardi face au comité d'avis fédéral chargé des questions européennes. "Mais tout doit encore être négocié avec les 27", a-t-elle rapidement ajouté. "Il s'agira de trouver un équilibre entre l'idéal et le réalisable". Les demandes qu'évoque la Première ministre sont avancées par la Belgique depuis des mois. Il y a d'abord celle d'un fonds qui viendrait apaiser localement les blessures du Brexit. Et pour la première fois, la boite de négociations de Charles Michel comprend bien une "réserve d'ajustement" Brexit de 5 milliards d'euros. La Première continuera d'insister sur ce point, promet-elle. Il y aussi la délicate question des droits de douane. La Belgique souhaite maintenir le plus haut possible les montants que les Etats sont autorisés à retenir des droits de douane perçus à leurs frontières sous la forme de "frais de perception". Dans la proposition de février du président du Conseil, ceux-ci passaient de 20% (actuellement) à 12,5%, soit un gros manque à gagner pour le Plat pays. Dans la nouvelle mouture, c'est remonté à 15%, de quoi pousser déjà un petit "ouf" de soulagement du côté de la Première ministre, "même si c'est bien en-deçà de ce que nous souhaitons". Tenant compte entre autres de cette évolution, l'apport net supplémentaire de la Belgique au budget européen pour les prochaines années, ou plutôt l'impact de ce nouveau budget sur les finances nationales, serait d'1,4 milliard d'euros annuels, plutôt qu'1,7 dans la proposition précédente, a estimé Sophie Wilmès. (Belga)

Les deux sujets, le second étant "adossé" au premier, seront vendredi et samedi au menu des chefs d'Etat et de gouvernement des 27, rassemblés à Bruxelles pour la première fois depuis l'éclatement de la pandémie. Pour Sophie Wilmès, la dernière proposition de Charles Michel équivaut à une baisse bienvenue de l'effort supplémentaire qui sera demandé aux finances belges. C'est en mai que la Commission avait avancé sa nouvelle proposition de budget pluriannuel pour les 7 prochaines années, ainsi que sa vision d'un instrument de relance ("Next Generation EU") censé maintenir un marché unique fort en soutenant les pays les plus touchés par la crise liée au coronavirus. La semaine dernière, le président du Conseil européen a sorti sa "négobox", cadre chiffré qui servira de base aux négociations entre les 27. Elle vise un peu moins haut que précédemment pour ce qui est du budget, à 1.074 milliards d'euros, mais maintient la plupart des idées de la Commission pour le fonds additionnel "relance" de 750 milliards. Ce dernier serait alimenté par un emprunt européen, à rembourser à partir de 2026 et partiellement à l'aide de nouvelles ressources européennes propres. "Cette proposition de négobox est clairement un pas dans la bonne direction. Nos demandes, plaidées et replaidées, sont rencontrées pour certaines, partiellement pour d'autres", a expliqué la Première libérale mardi face au comité d'avis fédéral chargé des questions européennes. "Mais tout doit encore être négocié avec les 27", a-t-elle rapidement ajouté. "Il s'agira de trouver un équilibre entre l'idéal et le réalisable". Les demandes qu'évoque la Première ministre sont avancées par la Belgique depuis des mois. Il y a d'abord celle d'un fonds qui viendrait apaiser localement les blessures du Brexit. Et pour la première fois, la boite de négociations de Charles Michel comprend bien une "réserve d'ajustement" Brexit de 5 milliards d'euros. La Première continuera d'insister sur ce point, promet-elle. Il y aussi la délicate question des droits de douane. La Belgique souhaite maintenir le plus haut possible les montants que les Etats sont autorisés à retenir des droits de douane perçus à leurs frontières sous la forme de "frais de perception". Dans la proposition de février du président du Conseil, ceux-ci passaient de 20% (actuellement) à 12,5%, soit un gros manque à gagner pour le Plat pays. Dans la nouvelle mouture, c'est remonté à 15%, de quoi pousser déjà un petit "ouf" de soulagement du côté de la Première ministre, "même si c'est bien en-deçà de ce que nous souhaitons". Tenant compte entre autres de cette évolution, l'apport net supplémentaire de la Belgique au budget européen pour les prochaines années, ou plutôt l'impact de ce nouveau budget sur les finances nationales, serait d'1,4 milliard d'euros annuels, plutôt qu'1,7 dans la proposition précédente, a estimé Sophie Wilmès. (Belga)