Ce budget (désormais annuel après avoir été longtemps sur deux ans) représente une légère hausse par rapport à celui de 2019 qui était de 2,9 milliards. L'augmentation est due à des missions supplémentaires attribuées au secrétariat de l'ONU, à l'inflation et à l'ajustement des taux de change, selon des diplomates. Il s'agit notamment de la mission d'observation au Yémen, de la mission politique créée à l'automne en Haïti, et de la poursuite du travail des Mécanismes d'enquête sur les crimes commis en Syrie depuis le déclenchement de la guerre en 2011 et en Birmanie dans le cadre de la répression contre la minorité musulmane Rohingya depuis 2017. Pour la première fois, les budgets de ces Mécanismes, financés jusqu'alors par des contributions volontaires, passeront en 2020 dans le budget du Secrétariat de l'Organisation et donc par les contributions obligatoires des 193 pays membres. Lors des négociations au sein de la 5e commission de l'ONU chargée des questions budgétaires comme en séance plénière de l'Assemblée générale de l'ONU, la Russie a multiplié les amendements et procédures pour s'opposer à un financement obligatoire. A chaque vote, la Russie, la Syrie, la Birmanie et leurs soutiens (Corée du Nord, Iran, Nicaragua, Venezuela, Birmanie...) ont été mis en minorité. Tous ont affirmé qu'ils se dissociaient des mentions relatives aux mécanismes d'enquête dans les résolutions adoptées. La Russie a précisé qu'elle examinerait à cette aune ses futurs versements obligatoires, et prédit une augmentation des arriérés qui plombent aujourd'hui la trésorerie de l'Organisation à cause de pays mauvais payeurs. "Ce mécanisme est illégitime", a lancé vendredi lors des débats Moscou tandis que Damas soulignait qu'il "ne disposait pas de mandat" du Conseil de sécurité. Le budget de fonctionnement de l'ONU est séparé du budget annuel des opérations de paix (quelque 6 milliards de dollars) adopté chaque année en juin. (Belga)

Ce budget (désormais annuel après avoir été longtemps sur deux ans) représente une légère hausse par rapport à celui de 2019 qui était de 2,9 milliards. L'augmentation est due à des missions supplémentaires attribuées au secrétariat de l'ONU, à l'inflation et à l'ajustement des taux de change, selon des diplomates. Il s'agit notamment de la mission d'observation au Yémen, de la mission politique créée à l'automne en Haïti, et de la poursuite du travail des Mécanismes d'enquête sur les crimes commis en Syrie depuis le déclenchement de la guerre en 2011 et en Birmanie dans le cadre de la répression contre la minorité musulmane Rohingya depuis 2017. Pour la première fois, les budgets de ces Mécanismes, financés jusqu'alors par des contributions volontaires, passeront en 2020 dans le budget du Secrétariat de l'Organisation et donc par les contributions obligatoires des 193 pays membres. Lors des négociations au sein de la 5e commission de l'ONU chargée des questions budgétaires comme en séance plénière de l'Assemblée générale de l'ONU, la Russie a multiplié les amendements et procédures pour s'opposer à un financement obligatoire. A chaque vote, la Russie, la Syrie, la Birmanie et leurs soutiens (Corée du Nord, Iran, Nicaragua, Venezuela, Birmanie...) ont été mis en minorité. Tous ont affirmé qu'ils se dissociaient des mentions relatives aux mécanismes d'enquête dans les résolutions adoptées. La Russie a précisé qu'elle examinerait à cette aune ses futurs versements obligatoires, et prédit une augmentation des arriérés qui plombent aujourd'hui la trésorerie de l'Organisation à cause de pays mauvais payeurs. "Ce mécanisme est illégitime", a lancé vendredi lors des débats Moscou tandis que Damas soulignait qu'il "ne disposait pas de mandat" du Conseil de sécurité. Le budget de fonctionnement de l'ONU est séparé du budget annuel des opérations de paix (quelque 6 milliards de dollars) adopté chaque année en juin. (Belga)