"Tout ce qui n'est pas "homme" et "blanc" ferait l'objet de remarques, insultes, propos déplacés : homo, femme, noir, Arabe?", écrit Unia dans son rapport sous forme de synthèse de témoignages. Celui-ci est une succession de faits sexistes, racistes et /ou homophobes, depuis la formation des nouvelles recrues jusqu'au travail, à la vie quotidienne dans les casernes, aux promotions, aux interventions auprès des citoyens, en passant par les propos tenus sur les réseaux sociaux. Le rapport d'Unia précise : "Il est fréquent que les pompiers partagent des messages de Tom Van Grieken, président du Vlaams Belang, et de ce parti régulièrement accusé de racisme". Sur le terrain aussi les pompiers auraient des propos et comportements discriminatoires à l'égard du public auquel ils viennent en aide, ressort-il des témoignages. Face à ce constat, Unia plaide notamment pour un plan de diversité au sein du Siamu, la révision des équipes pour briser les habitudes discriminatoires ou encore la mise en place de quotas dans le cadre du recrutement au sein d'un corps de 1.176 pompiers actuellement majoritairement blancs, belges et masculins. Pour Marc Debont, porte-parole du secrétaire d'Etat en charge du Siamu, Pascal Smet (Vooruit, ex-SP.A) , ce rapport d'Unia "objective et montre la réalité" de la situation. ""Ce sont parfois des faits qui remontent à plusieurs années", ajoute-t-il. "On voit ainsi que la parole est libérée, solidaire. Cela permet d'avancer dans le travail qui doit avoir lieu". Compilé en juin 2020 suite à la révélation à l'automne 2019 d'un climat problématique au sein des casernes, le rapport, désormais anonymisé, vient compléter l'audit réalisé par le bureau de consultance Moore à la demande du secrétaire d'Etat Smet et présenté en commission au début du mois de mai. Les débats doivent se poursuivre le 15 juin devant la commission Affaires intérieures du parlement bruxellois en présence de Pascal Smet. (Belga)

"Tout ce qui n'est pas "homme" et "blanc" ferait l'objet de remarques, insultes, propos déplacés : homo, femme, noir, Arabe?", écrit Unia dans son rapport sous forme de synthèse de témoignages. Celui-ci est une succession de faits sexistes, racistes et /ou homophobes, depuis la formation des nouvelles recrues jusqu'au travail, à la vie quotidienne dans les casernes, aux promotions, aux interventions auprès des citoyens, en passant par les propos tenus sur les réseaux sociaux. Le rapport d'Unia précise : "Il est fréquent que les pompiers partagent des messages de Tom Van Grieken, président du Vlaams Belang, et de ce parti régulièrement accusé de racisme". Sur le terrain aussi les pompiers auraient des propos et comportements discriminatoires à l'égard du public auquel ils viennent en aide, ressort-il des témoignages. Face à ce constat, Unia plaide notamment pour un plan de diversité au sein du Siamu, la révision des équipes pour briser les habitudes discriminatoires ou encore la mise en place de quotas dans le cadre du recrutement au sein d'un corps de 1.176 pompiers actuellement majoritairement blancs, belges et masculins. Pour Marc Debont, porte-parole du secrétaire d'Etat en charge du Siamu, Pascal Smet (Vooruit, ex-SP.A) , ce rapport d'Unia "objective et montre la réalité" de la situation. ""Ce sont parfois des faits qui remontent à plusieurs années", ajoute-t-il. "On voit ainsi que la parole est libérée, solidaire. Cela permet d'avancer dans le travail qui doit avoir lieu". Compilé en juin 2020 suite à la révélation à l'automne 2019 d'un climat problématique au sein des casernes, le rapport, désormais anonymisé, vient compléter l'audit réalisé par le bureau de consultance Moore à la demande du secrétaire d'Etat Smet et présenté en commission au début du mois de mai. Les débats doivent se poursuivre le 15 juin devant la commission Affaires intérieures du parlement bruxellois en présence de Pascal Smet. (Belga)