La présence de migrants dans la gare du Nord à Bruxelles est revenu au coeur de l'actualité ce week-end car les chauffeurs de bus de la société de transports en commun flamande De Lijn ont décidé de ne plus desservir l'arrêt situé sous la gare. Ils se sentent en insécurité et craignent notamment des épidémies de gale et de tuberculose, même si l'ONG Médecins du Monde considère que le risque est dérisoire. Bernard Clerfayt, bourgmestre de Schaerbeek, a rappelé dimanche matin qu'il plaidait, tout comme le gouvernement bruxellois et de nombreuses associations, pour la création d'un centre d'accueil et d'orientation, où les migrants pourraient s'informer et recevoir des soins. "Tant que le fédéral n'assumera pas ses responsabilités, on continuera à tourner en rond", a-t-il ajouté. Mais pour Denis Ducarme, les migrants qui souhaitent une protection doivent d'abord demander l'asile en Belgique. "Nous avons une immigration légale. Pour rentrer dans le processus, il faut faire une demande d'asile. C'est la règle." Cette position est celle de l'ensemble du gouvernement fédéral, souligne-t-il. (Belga)