Pour éviter le retour d'une frontière entre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande, le protocole nord-irlandais âprement négocié dans le cadre du Brexit crée de fait une frontière douanière entre la province britannique, qui bénéficie toujours du marché unique européen, et l'île de Grande-Bretagne. Ce texte, accusé de perturber les approvisionnements du territoire, suscite la colère dans la communauté unioniste attachée au maintien au sein du Royaume-Uni. Le gouvernement britannique, qui l'a signé, l'estime désormais inapplicable et demande qu'il soit renégocié. "Une renégociation du protocole (...) signifierait instabilité, incertitude et imprévisibilité en Irlande du Nord", estime le vice-président de la Commission Maros Sefcovic, dans le texte d'un discours qu'il doit prononcer dans la journée à Belfast, rappelant qu'il avait déjà fallu cinq ans pour arriver à ce compromis. "Le protocole n'est pas le problème. Au contraire, c'est la seule solution", a-t-il martelé. "Ne pas l'appliquer ne fera pas disparaître les problèmes mais simplement les outils pour les résoudre". Face aux tensions politiques en Irlande du Nord et aux risques d'aggravation des difficultés d'approvisionnement, le gouvernement britannique a repoussé sine die la mise en oeuvre, prévue en juillet, de certains contrôles sur les biens arrivant de Grande-Bretagne. Des discussions sont en cours avec Bruxelles. Après une visite de plusieurs jours en Irlande et Irlande du Nord, Maros Sefcovic a dit avoir bon espoir que soient trouvées "des solutions pratiques pour s'assurer que le protocole fonctionne sur le terrain", par exemple pour faciliter les livraisons de médicaments. Ces dispositions ont provoqué la colère des unionistes (surtout protestants), qui dirigent le gouvernement de coalition avec les républicains (en majorité catholiques) partisans d'une réunification avec l'Irlande. Jeudi, le chef de file de leur principal parti, le DUP, Jeffrey Donaldson, a menacé de faire tomber ce gouvernement d'union, prévu par l'accord de paix de 1998, faute de "changements importants" dans les semaines à venir. (Belga)

Pour éviter le retour d'une frontière entre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande, le protocole nord-irlandais âprement négocié dans le cadre du Brexit crée de fait une frontière douanière entre la province britannique, qui bénéficie toujours du marché unique européen, et l'île de Grande-Bretagne. Ce texte, accusé de perturber les approvisionnements du territoire, suscite la colère dans la communauté unioniste attachée au maintien au sein du Royaume-Uni. Le gouvernement britannique, qui l'a signé, l'estime désormais inapplicable et demande qu'il soit renégocié. "Une renégociation du protocole (...) signifierait instabilité, incertitude et imprévisibilité en Irlande du Nord", estime le vice-président de la Commission Maros Sefcovic, dans le texte d'un discours qu'il doit prononcer dans la journée à Belfast, rappelant qu'il avait déjà fallu cinq ans pour arriver à ce compromis. "Le protocole n'est pas le problème. Au contraire, c'est la seule solution", a-t-il martelé. "Ne pas l'appliquer ne fera pas disparaître les problèmes mais simplement les outils pour les résoudre". Face aux tensions politiques en Irlande du Nord et aux risques d'aggravation des difficultés d'approvisionnement, le gouvernement britannique a repoussé sine die la mise en oeuvre, prévue en juillet, de certains contrôles sur les biens arrivant de Grande-Bretagne. Des discussions sont en cours avec Bruxelles. Après une visite de plusieurs jours en Irlande et Irlande du Nord, Maros Sefcovic a dit avoir bon espoir que soient trouvées "des solutions pratiques pour s'assurer que le protocole fonctionne sur le terrain", par exemple pour faciliter les livraisons de médicaments. Ces dispositions ont provoqué la colère des unionistes (surtout protestants), qui dirigent le gouvernement de coalition avec les républicains (en majorité catholiques) partisans d'une réunification avec l'Irlande. Jeudi, le chef de file de leur principal parti, le DUP, Jeffrey Donaldson, a menacé de faire tomber ce gouvernement d'union, prévu par l'accord de paix de 1998, faute de "changements importants" dans les semaines à venir. (Belga)