La discrétion reste de mise sur le contenu des échanges, mais selon plusieurs d'entre eux, cela ne masque pas pour autant une tension entre les différentes délégations.

"Je me retrouve dans l'ambiance de 2014", a commenté, la cheffe de file des socialistes francophones, Laurette Onkelinx, évoquant, à son arrivée, l'atmosphère positive qui avait entouré les discussions préparatoires à la mise en place de la coalition sortante (PS; DéFI, cdH/ Open Vld; sp.a; CD&V).

L'objectif est toujours d'aboutir à l'installation d'un nouveau gouvernement régional pour la Fête nationale. "C'est la ligne fixée, mais cela pourra être juste avant ou juste après", a dit prudemment Mme Onkelinx, faisant allusion à l'ensemble du processus parlementaire qui va de la prestation de serment des membres de l'exécutif au vote de confiance en minimum 48 heures.

La semaine dernière, les cinq journées de négociations ont permis de faire un peu plus de la moitié du chemin, de la réécriture, ligne par ligne, en première lecture, du document de base du formateur Rudi Vervoort (PS).

Ont été abordés, en tout cas la mobilité, l'économie, l'emploi et la formation, et un autre gros chapitre qui pourrait être le logement. Il reste néanmoins plusieurs gros obstacles à franchir, dont tout le bi-communautaire, l'environnement, le développement territorial, la bonne gouvernance.

Les discussions auront lieu durant toute la semaine, sans exclure d'emblée le week-end à venir. Jeudi, les néerlandophones feront une pause à l'occasion de la fête de la Communauté flamande. Les francophones (PS; Ecolo; DéFI) mettront ce jour à profit pour avancer sur les matières personnalisables gérées au sein de la Commission Communautaire française.