La Région bruxelloise dispose d'un réseau vétuste de 25 tunnels d'une longueur cumulée de 11 kms. Ils datent pour la plupart des années 60-80. Les derniers incidents ont remis au coeur des préoccupations une problématique qui n'est pourtant pas neuve. En effet, selon Beci, la Chambre de Commerce & Union des Entreprises de Bruxelles, l'état déplorable des tunnels n'est pas une surprise puisqu'il existerait un rapport, non publié, datant de 1997 sur le sujet. Celui-ci dénonçait, il y a donc déjà près de vingt ans, l'état lamentable des tunnels. Le secrétaire général de Beci, Jan De Brabanter s'en étonne et a demandé une enquête parlementaire sur sujet selon De Standaard. L'organisation est soutenue en cela par l'opposition, MR en tête, mais aussi Touring qui pense que Bruxelles a sans cesse reporté le problème.
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La Région bruxelloise dispose d'un réseau vétuste de 25 tunnels d'une longueur cumulée de 11 kms. Ils datent pour la plupart des années 60-80. Les derniers incidents ont remis au coeur des préoccupations une problématique qui n'est pourtant pas neuve. En effet, selon Beci, la Chambre de Commerce & Union des Entreprises de Bruxelles, l'état déplorable des tunnels n'est pas une surprise puisqu'il existerait un rapport, non publié, datant de 1997 sur le sujet. Celui-ci dénonçait, il y a donc déjà près de vingt ans, l'état lamentable des tunnels. Le secrétaire général de Beci, Jan De Brabanter s'en étonne et a demandé une enquête parlementaire sur sujet selon De Standaard. L'organisation est soutenue en cela par l'opposition, MR en tête, mais aussi Touring qui pense que Bruxelles a sans cesse reporté le problème. Pascal Smet, ministre bruxellois de la mobilité, n'est pas de cet avis et tient tout de même à préciser qu'un montant destiné à la sécurité et à la rénovation des tunnels a été augmenté au début de cette législature et porté à 30,5 millions d'euros l'an dernier. Idem pour 2016. Il y a donc, selon le ministre, plus de 30 millions qui sont disponibles pour l'entretien classique des tunnels. Seulement lorsqu'il s'agit de gros travaux, comme ceux qui doivent être entrepris, la décision devient politique. Voire polémique. Celle-ci a effectivement tout d'un casse-tête avec le chaos annoncé que serait la fermeture des tunnels et le coût non négligeable des travaux qui oscillerait entre 500 millions et 1 milliard d'euros toujours selon De Standaard. Qui va payer ? Rudi Vervoort a indiqué que la Région bruxelloise ne demandait pas d'argent pour mener la politique de remise à niveau des tunnels routiers de la capitale à travers le plan global, mais bien de la compréhension de la part du gouvernement fédéral devant les risques de déviation de la trajectoire budgétaire de la Région-capitale que ces colossaux investissements risquent d'entraîner. Il ne peut en effet être question de remettre en jeu les autres investissements prévus pour la mobilité, comme l'extension du réseau de métro de la capitale, outil indispensable pour améliorer la mobilité dans la capitale. "C'est pour cela que nous évoquons aussi le RER au même titre que nous sommes très intéressés par les discussions sur le réseau de tramways dans le Brabant flamand, et l'optimalisation des parkings de dissuasion qui sont actuellement inexistants en dehors de Bruxelles", a encore souligné Rudi Vervoort.De toute façon, une demande d'aide aux autres régions de la part de la capitale se solderait par un "niet". Ben Weyts n'a laissé que peu de place au doute: " les tunnels bruxellois dépendent de la région bruxelloise. Et c'est donc à eux de payer. On ne demande pas une participation à tous ceux qui utilisent l'E40 pour se rendre à la mer ?" Les navetteurs, une véritable manne inexploitée ? Pour financer ce qui risque d'être des travaux pharaoniques, plusieurs pistes sont pour l'instant envisagées. Notamment une association public-privée. Mais une autre vient de sortir du bois. On estime qu'il y a 250.000 personnes qui font chaque jour la navette sur Bruxelles en voiture. De quoi donner des idées à deux ministres bruxellois qui ont ressorti l'idée d'un système de péage pour tous ceux qui voudraient utiliser les tunnels. Selon le ministre bruxellois des Finances Guy Vanhengel, " le tunnel Leopold fait 2.7 kms de long. La construction et l'entretien de telles structures coûtent une fortune. Il est normal que celui qui l'utilise au quotidien participe aux frais." C'est pourquoi il plaide pour qu'on applique le même système que les "autoroutes en France ou encore comme le tunnel du Liefkenshoek à Anvers." Une idée soutenue par le ministre bruxellois de la mobilité qui confirme que celle-ci fait même déjà l'objet d'une étude. Les experts en mobilité sont eux aussi pour une taxe et renvoie vers Londres où l'introduction d'une "congestion charge", en contrepartie d'un lourd investissement dans les transports en commun, a réduit de façon drastique le nombre de voitures dans le centre-ville. L'idée du péage a été fraîchement accueillie par les dirigeants fédéraux et flamand, y compris par le vice-premier ministre Open Vld Alexander De Croo qui a parlé d'"exercice théorique". "Quand on voit le chaos en termes de mobilité, la réponse ne peut être d'abord: on va prélever de l'argent en plus", a fait remarquer le vice-premier ministre MR, Didier Reynders, qui juge toutefois que l'idée n'est pas "absurde". "Toutes les options sont sur la table", a dit pour sa part M. Vervoort qui a rappelé quant à lui le projet de taxe au kilomètre élaboré par les trois Régions et qui serait susceptible de réduire globalement l'usage de la voiture.La région bruxelloise a d'ores et déjà des demandes bien spécifiques. Plus d'argent via Beliris, un fond qui est aussi utilisé pour rénover le métro et les musées, plus de train vers Bruxelles, une révision fiscale des voitures de sociétés et l'augmentation des avantages pour ceux qui restent ou s'installe en ville. .