Le gouvernement bruxellois souhaite que chaque habitant de la capitale soit au minimum trilingue français, néerlandais et anglais à l'âge de dix-huit ans. Cet objectif figure en bonne place dans la note d'orientation que le ministre a présentée lundi après-midi, en commission du parlement bruxellois. Le ministre veut dans un premier temps cartographier les initiatives et projets existants dans les différents secteurs de la société sur le plan du multilinguisme. Pour développer un plan d'approche clair et un travail en profondeur, un "Conseil du multilinguisme" sera ensuite créé. Celui-ci regroupera des universitaires, des experts mais également des écoles et d'autres partenaires. "Voilà une initiative positive du gouvernement bruxellois attendue depuis longtemps. Les langues sont un outil d'émancipation" a jugé Latifa Aït-Baala, députée MR, principale formation de l'opposition francophone. La cheffe du groupe libéral, Alexia Bertrand, a dit soutenir l'ambition du ministre libéral flamand, "même si la note est davantage un texte d'inspiration et de discussion que la présentation d'objectifs et de mesures concrets". Pour la N-VA, Cieltje Van Achter a dit souscrire à l'objectif de la note et à la perspective de voir le débat sur les questions linguistiques et des moyens de renforcer la connaissance du néerlandais, du français et de l'anglais s'ouvrir à Bruxelles. Elle a regretté que l'application du bilinguisme dans les services publics ne constitue pas un ré-requis. A ses yeux, le gouvernement bruxellois refuse de sévir contre les violations flagrantes en la matière. Le ministre Gatz a indiqué qu'il entendait "laisser la discussion sur la législation linguistique de côté" car "la loi est la loi". A ses yeux, il importe d'éviter les nombreux pièges qui pourraient freiner cette ambition si la base de travail n'est pas bonne. Le ministre n'a pas l'intention non plus de se substituer aux ministres de l'Enseignement pour tout ce qui relève de l'immersion linguistique. Tout au plus est-il prêt à faire oeuvre utile dans la concertation à mener par ceux-ci. Il ne compte pas non plus attendre la conclusion d'un accord de coopération pour avancer, sans quoi le risque est grand de ne rien avoir obtenu avant la fin de la législature. Mais Sven Gatz ne veut pas se précipiter pour autant. Les prochains mois seront mis à profit pour réaliser la cartographie. On en est actuellement au stade de l'élaboration d'un cahier des charges pour la réaliser. (Belga)

Le gouvernement bruxellois souhaite que chaque habitant de la capitale soit au minimum trilingue français, néerlandais et anglais à l'âge de dix-huit ans. Cet objectif figure en bonne place dans la note d'orientation que le ministre a présentée lundi après-midi, en commission du parlement bruxellois. Le ministre veut dans un premier temps cartographier les initiatives et projets existants dans les différents secteurs de la société sur le plan du multilinguisme. Pour développer un plan d'approche clair et un travail en profondeur, un "Conseil du multilinguisme" sera ensuite créé. Celui-ci regroupera des universitaires, des experts mais également des écoles et d'autres partenaires. "Voilà une initiative positive du gouvernement bruxellois attendue depuis longtemps. Les langues sont un outil d'émancipation" a jugé Latifa Aït-Baala, députée MR, principale formation de l'opposition francophone. La cheffe du groupe libéral, Alexia Bertrand, a dit soutenir l'ambition du ministre libéral flamand, "même si la note est davantage un texte d'inspiration et de discussion que la présentation d'objectifs et de mesures concrets". Pour la N-VA, Cieltje Van Achter a dit souscrire à l'objectif de la note et à la perspective de voir le débat sur les questions linguistiques et des moyens de renforcer la connaissance du néerlandais, du français et de l'anglais s'ouvrir à Bruxelles. Elle a regretté que l'application du bilinguisme dans les services publics ne constitue pas un ré-requis. A ses yeux, le gouvernement bruxellois refuse de sévir contre les violations flagrantes en la matière. Le ministre Gatz a indiqué qu'il entendait "laisser la discussion sur la législation linguistique de côté" car "la loi est la loi". A ses yeux, il importe d'éviter les nombreux pièges qui pourraient freiner cette ambition si la base de travail n'est pas bonne. Le ministre n'a pas l'intention non plus de se substituer aux ministres de l'Enseignement pour tout ce qui relève de l'immersion linguistique. Tout au plus est-il prêt à faire oeuvre utile dans la concertation à mener par ceux-ci. Il ne compte pas non plus attendre la conclusion d'un accord de coopération pour avancer, sans quoi le risque est grand de ne rien avoir obtenu avant la fin de la législature. Mais Sven Gatz ne veut pas se précipiter pour autant. Les prochains mois seront mis à profit pour réaliser la cartographie. On en est actuellement au stade de l'élaboration d'un cahier des charges pour la réaliser. (Belga)