C'est par ce dispositif que le gouvernement bruxellois espère débarrasser l'ensemble des quartiers résidentiels du trafic de transit d'ici une bonne dizaine d'années, à raison de l'aménagement, par an, de 5 mailles sur la cinquantaine de mailles à organiser sur tout le territoire. L'appel aux candidatures des communes pour les cinq premières mailles a été lancé aux communes jeudi, lors d'une réunion au centre de mobilité Anspach.

A cette occasion, la ministre bruxelloise de la Mobilité Elke Van den Brandt (Groen) a rappelé que l'urgence à agir dans ce sens était climatique - le trafic routier représente 27% des émissions de CO2 -, médicale - le développement des poumons des plus petits vivant à proximité d'axes fréquentés en pâtit -, et en termes de sécurité routière.

La cartographie de l'ensemble des axes structurants de circulation de la Région bruxelloise a permis d'identifier quelque 80 mailles d'espaces situés entre celles-ci. Si l'on exclut celles qui n'ont pas de signification en termes de gestion de la mobilité (e.a. lorsqu'elles sont constituées de parcs, de la forêt de Soignes, ...), il en reste une cinquantaine qui sont à organiser pour en éradiquer le trafic de transit. Les communes ont jusqu'au 31 janvier pour déposer leur candidature à la mise en place des premières mailles avec la Région.

L'étude des aménagements et dispositions à prévoir dans les mailles sélectionnées démarrera en mai ou en juin et durera un an. Le programme ainsi prédéfini sera ensuite mis en oeuvre. La Région bruxelloise financera les études. Elle a réservé pour 2020 un budget de 400.000 euros pour les cinq premières.