Le "Blue Planet Project" a été mis sur pied en 2009 par le Council of Canadians dans le but d'encourager les villes, les organisations et les collectivités du monde entier à traiter l'eau avec plus de conscience. Concrètement, l'organisation s'engage à garantir le droit humain de l'accès à l'eau, à promouvoir l'utilisation de l'eau du robinet dans tout contexte local, à interdire l'eau embouteillée et à assurer que la production, la distribution, le drainage et le traitement de l'eau ne soient gérés que par des institutions publiques. Depuis sa création, plus de 40 communautés ont rejoint les Blue Communities. Parmi ses membres se trouvent les villes européennes de Berlin, Paris, Zurich, Cadix, Thessalonique, les universités de Sankt Gallen et de Lavras, le World Council of Churches, ... Le gouvernement socialiste-écologiste-DéFI de la Région-capitale avait donné son feu vert le 10 octobre dernier à l'adhésion de la Région-capitale à ce réseau. Les autorités régionales y ont été incitées par un groupe d'étudiants de l'IHECS, dans le cadre de la défense d'une thèse consacrée à l'accès à l'eau. M. Vervoort a confirmé vendredi l'engagement de la Région bruxelloise à se rallier à celui des membres du réseau à interdire la vente d'eau embouteillée dans les établissements publics et lors d'événements municipaux. Cela devrait se concrétiser, selon lui, d'ici la fin de la législature régionale. La mesure devrait aussi s'étendre aux événements sponsorisés par les pouvoirs publics. Face à l'ampleur du phénomène de la précarité hydrique qui touche, selon la Fondation Roi Baudouin, un belge sur six, le gouvernement bruxellois a décidé d'installer davantage de fontaines et de douches publiques dans la capitale. En plus de la tarification solidaire et progressive de l'eau, la Région met en place diverses mesures pour que l'eau ne soit coupée que dans des cas exceptionnels, a-t-il ajouté. Bruxelles est par ailleurs bien avancée en matière de gestion publique dans l'ensemble de la chaîne de l'eau. Il lui reste à confier l'épuration - actuellement gérée en partenariat avec la privé - à 100% au secteur public. Lorsque le partenariat prendra fin, il n'y aura pas de nouvel appel d'offres, a assuré le gouvernement. (Belga)