Moody's craint que "les pressions budgétaires ne soient exacerbées" par un possible affaiblissement de l'activité et "par les défis de plus en plus visibles pour l'élaboration des politiques vue la complexité des négociations liées au Brexit". Cette dégradation de la note intervient le jour où la Première ministre britannique Theresa May a plaidé à Florence pour une sortie "soft" de l'Union Européenne avec une période de transition de deux ans. L'agence relève que le nouveau gouvernement, "afin de s'assurer une majorité suffisante au parlement", va augmenter ses dépenses publiques en Irlande du Nord et abandonner un projet de réexamen de l'évolution des retraites de fonctionnaires. "D'une manière générale, Moody's s'attend à ce que les dépenses soient bien plus importantes que ce qu'elles sont dans le projet budgétaire", affirme le communiqué. Cela va accroître l'endettement, faisant du Royaume-Uni "un des rares" pays européens hautement noté à voir son ratio d'endettement public gonfler par rapport aux Produit intérieur brut (PIB). De plus, la croissance économique qui a ralenti ces derniers mois, devrait tomber à 1% en 2018 au lieu de 1,5% cette année et 2,25% en moyenne ces dernières années. S'exprimant depuis l'église-musée de Santa Maria Novella, à Florence (Italie), Theresa May a évoqué vendredi, dans un discours bien moins "dur" qu'auparavant, une période de transition d'"environ deux ans" après le Brexit - soit jusqu'en 2021 - pendant laquelle les relations liant l'UE au Royaume-Uni resteraient en l'état, afin de pouvoir assurer un divorce "en douceur et ordonné". Cette période d'ajustement offrirait au Royaume-Uni la possibilité de continuer à faire affaire librement avec le bloc européen, ce que réclament son ministre des Finances Philip Hammond et les milieux d'affaires, inquiets d'une sortie sans filet. (Belga)

Moody's craint que "les pressions budgétaires ne soient exacerbées" par un possible affaiblissement de l'activité et "par les défis de plus en plus visibles pour l'élaboration des politiques vue la complexité des négociations liées au Brexit". Cette dégradation de la note intervient le jour où la Première ministre britannique Theresa May a plaidé à Florence pour une sortie "soft" de l'Union Européenne avec une période de transition de deux ans. L'agence relève que le nouveau gouvernement, "afin de s'assurer une majorité suffisante au parlement", va augmenter ses dépenses publiques en Irlande du Nord et abandonner un projet de réexamen de l'évolution des retraites de fonctionnaires. "D'une manière générale, Moody's s'attend à ce que les dépenses soient bien plus importantes que ce qu'elles sont dans le projet budgétaire", affirme le communiqué. Cela va accroître l'endettement, faisant du Royaume-Uni "un des rares" pays européens hautement noté à voir son ratio d'endettement public gonfler par rapport aux Produit intérieur brut (PIB). De plus, la croissance économique qui a ralenti ces derniers mois, devrait tomber à 1% en 2018 au lieu de 1,5% cette année et 2,25% en moyenne ces dernières années. S'exprimant depuis l'église-musée de Santa Maria Novella, à Florence (Italie), Theresa May a évoqué vendredi, dans un discours bien moins "dur" qu'auparavant, une période de transition d'"environ deux ans" après le Brexit - soit jusqu'en 2021 - pendant laquelle les relations liant l'UE au Royaume-Uni resteraient en l'état, afin de pouvoir assurer un divorce "en douceur et ordonné". Cette période d'ajustement offrirait au Royaume-Uni la possibilité de continuer à faire affaire librement avec le bloc européen, ce que réclament son ministre des Finances Philip Hammond et les milieux d'affaires, inquiets d'une sortie sans filet. (Belga)