Le commissaire Maros Sefcovic, qui représente l'exécutif européen dans le comité mixte a répété à son vis-à-vis que, si le projet du gouvernement Johnson venait à passer, "cela constituerait une violation extrêmement grave de l'Accord de retrait et du droit international". L'UE n'accepte pas l'argumentation britannique selon laquelle ces modifications surprises visent à protéger l'accord du Vendredi Saint qui a mis fin au conflit en Irlande du Nord. "En fait, elle estime que cela aurait l'effet contraire", tranche la Commission. Concrètement, le commissaire européen a demandé au gouvernement d'éliminer du projet de loi les éléments entrant en contradiction avec l'accord de retrait signé avec l'UE et avec le protocole sur l'Irlande du Nord qui y est associé, "le plus rapidement possible et en tout cas avant la fin du mois". Le Royaume-Uni a "sérieusement porté atteinte à la confiance" entre Londres et Bruxelles, conclut le sévère communiqué transmis par la Commission. Cette dernière se fait finalement menaçante, clarifiant qu'elle "n'hésitera pas" à utiliser les mécanismes prévus par l'accord de retrait en cas de violation de ses obligations par l'une des parties. (Belga)

Le commissaire Maros Sefcovic, qui représente l'exécutif européen dans le comité mixte a répété à son vis-à-vis que, si le projet du gouvernement Johnson venait à passer, "cela constituerait une violation extrêmement grave de l'Accord de retrait et du droit international". L'UE n'accepte pas l'argumentation britannique selon laquelle ces modifications surprises visent à protéger l'accord du Vendredi Saint qui a mis fin au conflit en Irlande du Nord. "En fait, elle estime que cela aurait l'effet contraire", tranche la Commission. Concrètement, le commissaire européen a demandé au gouvernement d'éliminer du projet de loi les éléments entrant en contradiction avec l'accord de retrait signé avec l'UE et avec le protocole sur l'Irlande du Nord qui y est associé, "le plus rapidement possible et en tout cas avant la fin du mois". Le Royaume-Uni a "sérieusement porté atteinte à la confiance" entre Londres et Bruxelles, conclut le sévère communiqué transmis par la Commission. Cette dernière se fait finalement menaçante, clarifiant qu'elle "n'hésitera pas" à utiliser les mécanismes prévus par l'accord de retrait en cas de violation de ses obligations par l'une des parties. (Belga)