"Nous ne serons pas un Etat-vassal", a-t-il confié au Mail on Sunday lors d'une de ses rares interviews, tandis que les négociationsavec l'UE, qui stagnent, s'approchent de leur conclusion. Avant une 8e et dernière session de discussions avec l'UE la semaine prochaine, M. Frost a souligné que le Royaume-Uni n'allait "pas faire de concessions sur le principe fondamental d'avoir le contrôle sur ses propres lois". "Nous n'allons pas accepter des clauses qui leur donneraient le contrôle sur notre monnaie, ou sur notre façon d'organiser les choses ici au Royaume-Uni, et ça ne devrait pas être sujet à polémique", a-t-il ajouté. "C'est ce que signifie être un pays indépendant, c'est ce pourquoi le peuple britannique a voté et c'est ce qui se produira à la fin de l'année, quoiqu'il arrive", a-t-il signalé. Le Royaume-Uni a formellement quitté l'UE le 31 janvier, près de quatre ans après un référendum historique marquant la fin de presque 50 ans d'appartenance à l'Union européenne. Mais il reste régi par la réglementation européenne jusqu'à la fin de l'année, tandis que les deux parties tentent de définir les conditions de leur relation future. Les négociations patinent sur plusieurs points, alors que le temps presse des deux côtés pour parvenir à un accord, étant donné que cet accord et les textes de loi devront être validés par les Etats membres et ratifiés par le Parlement européen. Ce blocage a renforcé la peur d'un Brexit sans accord après le 31 décembre. Toutefois, Frost a précisé que le Premier ministre Boris Johnson et ses ministres n'avaient pas "peur" d'un tel scénario. "Si nous parvenons à un accord qui régule le commerce comme celui que nous avons avec le Canada, parfait. Si nous n'y arrivons pas, ce sera comme avec l'Australie, et nous sommes totalement prêts pour cela", a-t-il déclaré. Faute d'accord avant le 31 décembre, les seules règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), avec leurs droits de douane élevés et leurs contrôles douaniers poussés, s'appliqueraient aux relations commerciales entre les partenaires. De quoi affaiblir des économies déjà frappées de plein fouet par la pandémie. (Belga)

"Nous ne serons pas un Etat-vassal", a-t-il confié au Mail on Sunday lors d'une de ses rares interviews, tandis que les négociationsavec l'UE, qui stagnent, s'approchent de leur conclusion. Avant une 8e et dernière session de discussions avec l'UE la semaine prochaine, M. Frost a souligné que le Royaume-Uni n'allait "pas faire de concessions sur le principe fondamental d'avoir le contrôle sur ses propres lois". "Nous n'allons pas accepter des clauses qui leur donneraient le contrôle sur notre monnaie, ou sur notre façon d'organiser les choses ici au Royaume-Uni, et ça ne devrait pas être sujet à polémique", a-t-il ajouté. "C'est ce que signifie être un pays indépendant, c'est ce pourquoi le peuple britannique a voté et c'est ce qui se produira à la fin de l'année, quoiqu'il arrive", a-t-il signalé. Le Royaume-Uni a formellement quitté l'UE le 31 janvier, près de quatre ans après un référendum historique marquant la fin de presque 50 ans d'appartenance à l'Union européenne. Mais il reste régi par la réglementation européenne jusqu'à la fin de l'année, tandis que les deux parties tentent de définir les conditions de leur relation future. Les négociations patinent sur plusieurs points, alors que le temps presse des deux côtés pour parvenir à un accord, étant donné que cet accord et les textes de loi devront être validés par les Etats membres et ratifiés par le Parlement européen. Ce blocage a renforcé la peur d'un Brexit sans accord après le 31 décembre. Toutefois, Frost a précisé que le Premier ministre Boris Johnson et ses ministres n'avaient pas "peur" d'un tel scénario. "Si nous parvenons à un accord qui régule le commerce comme celui que nous avons avec le Canada, parfait. Si nous n'y arrivons pas, ce sera comme avec l'Australie, et nous sommes totalement prêts pour cela", a-t-il déclaré. Faute d'accord avant le 31 décembre, les seules règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), avec leurs droits de douane élevés et leurs contrôles douaniers poussés, s'appliqueraient aux relations commerciales entre les partenaires. De quoi affaiblir des économies déjà frappées de plein fouet par la pandémie. (Belga)