Le chalutier a largué les amarres après une décision de la cour d'appel de Rouen, qui a autorisé le bateau "à quitter immédiatement le Havre sans avoir à payer de caution", a indiqué à l'AFP l'avocat du capitaine Me Mathieu Croix. L'État avait demandé l'immobilisation du chalutier dans l'attente du versement d'une caution de 150.000 euros. Construit en 1985, le navire écossais, un gros chalutier de près de 36 mètres de long pour huit mètres de large, avait été dérouté mercredi dans le cadre d'un durcissement des contrôles par les autorités françaises dans la Manche, alors que la France est en conflit avec le Royaume-Uni sur les licences de pêche post-Brexit. "La cour a saisi notre argumentation et annulé la saisie. Le navire (était) libre de quitter immédiatement Le Havre sans avoir à payer de caution", a expliqué l'avocat. II s'exprimait quelques heures après une audience qui s'était tenue à huis clos mercredi à la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Rouen, en présence de son client Jondy Ward. Contactée par l'AFP, la cour d'appel n'a pas pu être jointe immédiatement pour confirmer cette décision de la chambre de l'instruction. Au Havre, le capitaine Jondy Ward et sept membre de son équipage, tout sourires, ont posé à l'arrière de leur bateau devant les objectifs des journalistes, principalement britanniques, avant de quitter le port vers 18h00 en actionnant la sirène, a constaté l'AFP. "C'est une bonne décision, de nature à faire baisser la tension", s'est félicité l'avocat. "La justice française est indépendante des pressions politiques" qui ont entouré ce dossier, a-t-il ajouté. L'État, à travers la DDTM (Direction départementale des territoires et de la mer), avait demandé l'immobilisation du chalutier dans l'attente du versement d'une caution de 150.000 euros. Elle avait pour objet de garantir la présence du capitaine qui doit comparaître le 11 août prochain pour répondre de l'accusation de pêche illégale. Cette demande était "disproportionnée" par rapport à la valeur de la marchandise saisie, d'environ 5.000 euros selon l'avocat. Le capitaine encourt une amende de 75.000 euros et des sanctions administratives, selon le parquet. (Belga)

Le chalutier a largué les amarres après une décision de la cour d'appel de Rouen, qui a autorisé le bateau "à quitter immédiatement le Havre sans avoir à payer de caution", a indiqué à l'AFP l'avocat du capitaine Me Mathieu Croix. L'État avait demandé l'immobilisation du chalutier dans l'attente du versement d'une caution de 150.000 euros. Construit en 1985, le navire écossais, un gros chalutier de près de 36 mètres de long pour huit mètres de large, avait été dérouté mercredi dans le cadre d'un durcissement des contrôles par les autorités françaises dans la Manche, alors que la France est en conflit avec le Royaume-Uni sur les licences de pêche post-Brexit. "La cour a saisi notre argumentation et annulé la saisie. Le navire (était) libre de quitter immédiatement Le Havre sans avoir à payer de caution", a expliqué l'avocat. II s'exprimait quelques heures après une audience qui s'était tenue à huis clos mercredi à la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Rouen, en présence de son client Jondy Ward. Contactée par l'AFP, la cour d'appel n'a pas pu être jointe immédiatement pour confirmer cette décision de la chambre de l'instruction. Au Havre, le capitaine Jondy Ward et sept membre de son équipage, tout sourires, ont posé à l'arrière de leur bateau devant les objectifs des journalistes, principalement britanniques, avant de quitter le port vers 18h00 en actionnant la sirène, a constaté l'AFP. "C'est une bonne décision, de nature à faire baisser la tension", s'est félicité l'avocat. "La justice française est indépendante des pressions politiques" qui ont entouré ce dossier, a-t-il ajouté. L'État, à travers la DDTM (Direction départementale des territoires et de la mer), avait demandé l'immobilisation du chalutier dans l'attente du versement d'une caution de 150.000 euros. Elle avait pour objet de garantir la présence du capitaine qui doit comparaître le 11 août prochain pour répondre de l'accusation de pêche illégale. Cette demande était "disproportionnée" par rapport à la valeur de la marchandise saisie, d'environ 5.000 euros selon l'avocat. Le capitaine encourt une amende de 75.000 euros et des sanctions administratives, selon le parquet. (Belga)