Sorti politiquement de l'UE le 31 janvier dernier, le Royaume-Uni reste membre de l'union douanière et du marché intérieur jusqu'à la fin de cette période de transition, que les deux parties doivent mettre à profit pour nouer de nouvelles relations commerciales et régler certains autres points. S'ils ne parviennent pas à s'entendre d'ici là, leur relation commerciale sera régie par les règles de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC), signifiant le retour des tarifs et barrières douanières, au grand dam de leurs acteurs économiques. Voyant le mur se rapprocher, Londres et Bruxelles ont convenu le mois dernier d'accélérer leurs pourparlers. Mais les positions sont encore très éloignées. L'UE, qui craint que le Royaume-Uni ne lui fasse à sa porte une concurrence déloyale, propose un accord global sans quotas ni tarifs, pour autant que Londres accepte des normes sociales et environnementales aussi élevées que les siennes. Mais le Royaume-Uni veut quant à lui des accords à la carte et une grande liberté d'action. Il rejette aussi l'exigence européenne de régler les éventuels différends devant les juridictions de l'UE. Un autre sujet sensible porte sur l'accès mutuel aux eaux de pêche, les eaux britanniques étant les plus poissonneuses. Lundi, les négociateurs en chef des deux parties, Michel Barnier et David Frost, se retrouveront pour un dîner, avant des négociations qui s'étaleront de mardi à jeudi midi sur le commerce des biens, la pêche, l'énergie, les transports, une participation à certains programmes européens, etc. Une plénière ponctuera ce cycle. De son côté, le président du Conseil européen Charles Michel a inscrit dans le projet de budget pluriannuel de l'UE une réserve de 5 milliards d'euros pour les pays et secteurs qui seraient les plus touchés par le Brexit. La Commission européenne et les autorités britanniques ont aussi publié de nouvelles recommandations aux citoyens, entreprises et pouvoirs publics en cas d'échec des pourparlers. (Belga)

Sorti politiquement de l'UE le 31 janvier dernier, le Royaume-Uni reste membre de l'union douanière et du marché intérieur jusqu'à la fin de cette période de transition, que les deux parties doivent mettre à profit pour nouer de nouvelles relations commerciales et régler certains autres points. S'ils ne parviennent pas à s'entendre d'ici là, leur relation commerciale sera régie par les règles de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC), signifiant le retour des tarifs et barrières douanières, au grand dam de leurs acteurs économiques. Voyant le mur se rapprocher, Londres et Bruxelles ont convenu le mois dernier d'accélérer leurs pourparlers. Mais les positions sont encore très éloignées. L'UE, qui craint que le Royaume-Uni ne lui fasse à sa porte une concurrence déloyale, propose un accord global sans quotas ni tarifs, pour autant que Londres accepte des normes sociales et environnementales aussi élevées que les siennes. Mais le Royaume-Uni veut quant à lui des accords à la carte et une grande liberté d'action. Il rejette aussi l'exigence européenne de régler les éventuels différends devant les juridictions de l'UE. Un autre sujet sensible porte sur l'accès mutuel aux eaux de pêche, les eaux britanniques étant les plus poissonneuses. Lundi, les négociateurs en chef des deux parties, Michel Barnier et David Frost, se retrouveront pour un dîner, avant des négociations qui s'étaleront de mardi à jeudi midi sur le commerce des biens, la pêche, l'énergie, les transports, une participation à certains programmes européens, etc. Une plénière ponctuera ce cycle. De son côté, le président du Conseil européen Charles Michel a inscrit dans le projet de budget pluriannuel de l'UE une réserve de 5 milliards d'euros pour les pays et secteurs qui seraient les plus touchés par le Brexit. La Commission européenne et les autorités britanniques ont aussi publié de nouvelles recommandations aux citoyens, entreprises et pouvoirs publics en cas d'échec des pourparlers. (Belga)