Boris Johnson, qui compte sur le scrutin anticipé du 12 décembre pour retrouver une majorité, s'est lancé dans la campagne comme celui qui mettra enfin en oeuvre la sortie de l'Union européenne, dans l'impasse trois ans et demi après le référendum de 2016. Figure du camp du "leave" en 2016, Nigel Farage a répliqué avec un coup d'éclat, en invitant jeudi Donald Trump dans son émission quotidienne sur la radio LBC. Le président américain ne s'est pas fait prier pour critiquer l'accord de Brexit de Boris Johnson, et a appelé à une alliance Johnson/Farage pour les élections. Galvanisé, M. Farage a annoncé vendredi que son Parti du Brexit présenterait des candidats "dans chaque circonscription d'Angleterre, d'Ecosse et le Pays de Galles" à moins que Boris Johnson ne se rapproche de sa ligne dure. Lançant sa campagne devant la presse, il a demandé au Premier ministre de revenir sur l'accord péniblement négocié à Bruxelles en octobre, qui n'est "pas un Brexit", en échange d'un "pacte de non-agression". Il ne présenterait alors que 150 candidats dans des circonscriptions tenues par le Labour, sièges que les conservateurs n'ont jamais réussi à décrocher. "Des élections législatives constituent une chance de repartir à zéro", a-t-il martelé. "Le plus important, c'est une alliance du leave qui gagne une large majorité au Parlement et met en oeuvre un Brexit franc". (Belga)