Le secrétaire d'Etat britannique chargé du Brexit, David Frost, compte lors d'un discours mardi à Lisbonne presser de nouveau les 27 de faire preuve "d'ambition et de volonté", selon un communiqué diffusé samedi soir par Downing Street. Destiné à empêcher le retour d'une frontière sur l'île d'Irlande risquant de fragiliser la paix, le protocole nord-irlandais signé avec l'accord de Brexit introduit des contrôles sur les marchandises arrivant dans la province britannique en provenance de Grande-Bretagne. Mais il est tenu pour responsable de difficultés d'approvisionnement et est accusé de créer une frontière en mer d'Irlande. La colère autour du texte a également alimenté des violences au printemps, qui ont ravivé le spectre des trois décennies de conflit qui ont fait 3.500 morts jusqu'à l'accord de paix en 1998. David Frost "s'engagera à étudier avec attention" et "aussi positivement que possible" la réponse européenne aux propositions britanniques, attendue mercredi, et à entamer des "discussions intensives très bientôt", selon Downing Street. Il soulignera également que "des discussions sans fin ne sont pas une option", pour répéter que faute de solution rapide, Londres n'hésiterait pas à suspendre le protocole en activant son article 16, qui permet de passer outre certaines dispositions de l'accord en cas de "graves difficultés économiques, sociétales ou environnementales". Selon la presse britannique, qui salue là une victoire du gouvernement de Boris Jonhson, l'UE s'apprête à proposer une solution pour mettre fin à la "guerre des saucisses", en prévoyant des exemptions à l'interdiction - pour l'heure reportée - en Irlande du Nord de viande non-surgelée en provenance de Grande-Bretagne pour les produits liés à l'"identité nationale". Mais, selon le communiqué de Downing Street, toute solution doit "aller bien plus loin que la question des saucisses" et s'attaquer aux "fondamentaux", comme le rôle de la Cour européenne de Justice (CJUE) pour faire appliquer les lois du marché unique européen qui s'appliquent en Irlande du Nord. Selon les extraits du discours de David Frost, "sans nouveaux arrangements dans ce domaine, le protocole n'aura jamais le soutien dont il a besoin pour survivre". Un telle revendication risque immanquablement de se heurter au refus de Bruxelles, qui s'est toujours déclarée ouverte à des négociations sur l'application du protocole, mais pas à la renégociation du texte lui-même. Selon une source gouvernementale britannique, "la vraie question est de savoir si l'UE est prête face à l'ampleur des changements nécessaires". (Belga)

Le secrétaire d'Etat britannique chargé du Brexit, David Frost, compte lors d'un discours mardi à Lisbonne presser de nouveau les 27 de faire preuve "d'ambition et de volonté", selon un communiqué diffusé samedi soir par Downing Street. Destiné à empêcher le retour d'une frontière sur l'île d'Irlande risquant de fragiliser la paix, le protocole nord-irlandais signé avec l'accord de Brexit introduit des contrôles sur les marchandises arrivant dans la province britannique en provenance de Grande-Bretagne. Mais il est tenu pour responsable de difficultés d'approvisionnement et est accusé de créer une frontière en mer d'Irlande. La colère autour du texte a également alimenté des violences au printemps, qui ont ravivé le spectre des trois décennies de conflit qui ont fait 3.500 morts jusqu'à l'accord de paix en 1998. David Frost "s'engagera à étudier avec attention" et "aussi positivement que possible" la réponse européenne aux propositions britanniques, attendue mercredi, et à entamer des "discussions intensives très bientôt", selon Downing Street. Il soulignera également que "des discussions sans fin ne sont pas une option", pour répéter que faute de solution rapide, Londres n'hésiterait pas à suspendre le protocole en activant son article 16, qui permet de passer outre certaines dispositions de l'accord en cas de "graves difficultés économiques, sociétales ou environnementales". Selon la presse britannique, qui salue là une victoire du gouvernement de Boris Jonhson, l'UE s'apprête à proposer une solution pour mettre fin à la "guerre des saucisses", en prévoyant des exemptions à l'interdiction - pour l'heure reportée - en Irlande du Nord de viande non-surgelée en provenance de Grande-Bretagne pour les produits liés à l'"identité nationale". Mais, selon le communiqué de Downing Street, toute solution doit "aller bien plus loin que la question des saucisses" et s'attaquer aux "fondamentaux", comme le rôle de la Cour européenne de Justice (CJUE) pour faire appliquer les lois du marché unique européen qui s'appliquent en Irlande du Nord. Selon les extraits du discours de David Frost, "sans nouveaux arrangements dans ce domaine, le protocole n'aura jamais le soutien dont il a besoin pour survivre". Un telle revendication risque immanquablement de se heurter au refus de Bruxelles, qui s'est toujours déclarée ouverte à des négociations sur l'application du protocole, mais pas à la renégociation du texte lui-même. Selon une source gouvernementale britannique, "la vraie question est de savoir si l'UE est prête face à l'ampleur des changements nécessaires". (Belga)