Pour les écologistes, cette mesure pourrait stimuler la déforestation, aussi favorisée par des projets de loi visant à rabaisser le niveau de protection de sanctuaires naturels. M. Temer est aussi critiqué pour avoir donné son aval au gel de la cession de titres de propriété destinés à des Indiens d'Amazonie et de descendants d'esclaves venus d'Afrique. "Nous faisons face à une offensive du lobby de l'agro-business au Parlement", explique à l'AFP Elis Araujo, chercheuse à l'Institut de l'Homme et de l'Environnement en Amazonie (Imazon). Pour Mme Araujo, la protection de l'environnement est ainsi devenue "une monnaie d'échange". Premier président brésilien en exercice mis en accusation pour corruption, M. Temer se livre depuis plus d'un mois à d'intenses tractations politiques pour sauver son mandat. Il doit éviter à tout prix que deux tiers des députés (342 voix sur 513) décident de renvoyer son cas vers la Cour Suprême, qui peut décider de l'inculper et de l'écarter du pouvoir pour six mois. Le vote doit avoir lieu la semaine prochaine et le lobby de l'agro-business est constitué de 211 parlementaires selon les estimations de la presse brésilienne, un nombre suffisant pour tirer M. Temer d'affaire. (Belga)

Pour les écologistes, cette mesure pourrait stimuler la déforestation, aussi favorisée par des projets de loi visant à rabaisser le niveau de protection de sanctuaires naturels. M. Temer est aussi critiqué pour avoir donné son aval au gel de la cession de titres de propriété destinés à des Indiens d'Amazonie et de descendants d'esclaves venus d'Afrique. "Nous faisons face à une offensive du lobby de l'agro-business au Parlement", explique à l'AFP Elis Araujo, chercheuse à l'Institut de l'Homme et de l'Environnement en Amazonie (Imazon). Pour Mme Araujo, la protection de l'environnement est ainsi devenue "une monnaie d'échange". Premier président brésilien en exercice mis en accusation pour corruption, M. Temer se livre depuis plus d'un mois à d'intenses tractations politiques pour sauver son mandat. Il doit éviter à tout prix que deux tiers des députés (342 voix sur 513) décident de renvoyer son cas vers la Cour Suprême, qui peut décider de l'inculper et de l'écarter du pouvoir pour six mois. Le vote doit avoir lieu la semaine prochaine et le lobby de l'agro-business est constitué de 211 parlementaires selon les estimations de la presse brésilienne, un nombre suffisant pour tirer M. Temer d'affaire. (Belga)