Le président, de plus en plus isolé en cette période de pandémie de coronavirus et en conflit avec les représentants des institutions du pays, s'est de nouveau emporté jeudi contre la Cour suprême, avec virulence. Les données recueillies par l'institut Datafolha montrent que la polarisation s'est accentuée, alors que le discours anti-confinement du chef de l'État divise profondément, dans un pays devenu un des principaux foyers mondiaux de Covid-19. Parmi les 2.069 personnes interrogées lundi et mardi, 43% jugent la gestion du pays par Jair Bolsonaro "mauvaise" ou "très mauvaise", contre 38% il y a un mois et 30% il y a un an. Mais ceux qui la considèrent "bonne" ou "très bonne" continuent de représenter un tiers des sondés (33%), comme en avril, contre 30% en décembre. La polarisation est mise en évidence par la forte baisse de la proportion de ceux qui jugent la présidence Bolsonaro "passable", à 22%, contre 26% il y a un mois et 32% fin 2019. Elle est encore plus accentuée chez les personnes les plus aisées, avec 42% d'opinions favorables, 49% de défavorables et seulement 8% jugeant sa gestion "passable" Le taux de rejet est plus élevé (56%) parmi les personnes ayant fait des études supérieures, contre 36% pour celles qui sont seulement allées à l'école primaire. Au-delà de la crise sanitaire qui fait rage, avec une courbe des décès et des contaminations du coronavirus en pleine ascension, le Brésil est touché par une grave crise politique. Mercredi, un juge de la Cour suprême a déclenché une opération policière de grande envergure, avec une trentaine de perquisitions chez de nombreux proches alliés du président Bolsonaro, soupçonnés de faire partie d'un réseau de diffusion de fausses informations. Ces fausses informations auraient pour but de diffamer des personnalités s'opposant au gouvernement, mais aussi des membres de la Cour suprême. Parmi les personnes visées, se trouvent plusieurs députés, mais aussi des chefs d'entreprise accusés de financer ce réseau. Jeudi, Jair Bolsonaro a fortement critiqué cette opération, notamment le fait qu'elle soit partie d'une décision individuelle d'un juge de la Cour suprême. Le président est lui-même dans le collimateur de la justice, après avoir été accusé de tentative d'ingérence dans des enquêtes policières visant des proches. (Belga)

Le président, de plus en plus isolé en cette période de pandémie de coronavirus et en conflit avec les représentants des institutions du pays, s'est de nouveau emporté jeudi contre la Cour suprême, avec virulence. Les données recueillies par l'institut Datafolha montrent que la polarisation s'est accentuée, alors que le discours anti-confinement du chef de l'État divise profondément, dans un pays devenu un des principaux foyers mondiaux de Covid-19. Parmi les 2.069 personnes interrogées lundi et mardi, 43% jugent la gestion du pays par Jair Bolsonaro "mauvaise" ou "très mauvaise", contre 38% il y a un mois et 30% il y a un an. Mais ceux qui la considèrent "bonne" ou "très bonne" continuent de représenter un tiers des sondés (33%), comme en avril, contre 30% en décembre. La polarisation est mise en évidence par la forte baisse de la proportion de ceux qui jugent la présidence Bolsonaro "passable", à 22%, contre 26% il y a un mois et 32% fin 2019. Elle est encore plus accentuée chez les personnes les plus aisées, avec 42% d'opinions favorables, 49% de défavorables et seulement 8% jugeant sa gestion "passable" Le taux de rejet est plus élevé (56%) parmi les personnes ayant fait des études supérieures, contre 36% pour celles qui sont seulement allées à l'école primaire. Au-delà de la crise sanitaire qui fait rage, avec une courbe des décès et des contaminations du coronavirus en pleine ascension, le Brésil est touché par une grave crise politique. Mercredi, un juge de la Cour suprême a déclenché une opération policière de grande envergure, avec une trentaine de perquisitions chez de nombreux proches alliés du président Bolsonaro, soupçonnés de faire partie d'un réseau de diffusion de fausses informations. Ces fausses informations auraient pour but de diffamer des personnalités s'opposant au gouvernement, mais aussi des membres de la Cour suprême. Parmi les personnes visées, se trouvent plusieurs députés, mais aussi des chefs d'entreprise accusés de financer ce réseau. Jeudi, Jair Bolsonaro a fortement critiqué cette opération, notamment le fait qu'elle soit partie d'une décision individuelle d'un juge de la Cour suprême. Le président est lui-même dans le collimateur de la justice, après avoir été accusé de tentative d'ingérence dans des enquêtes policières visant des proches. (Belga)