Les autorités locales y ont bouclé le quartier du tribunal pour éviter des affrontements entre militants pro et anti-Lula. Des pointures de la gauche sont aussi attendues à Curitiba, y compris la dauphine de Lula, l'ex-présidente Dilma Rousseff (2011-2016), destituée l'an dernier pour maquillage des comptes publics. L'ex-président est visé par cinq procédures judiciaires liées à l'opération "Lavage-express", enquête tentaculaire qui a révélé un vaste réseau de corruption orchestré par des entreprises du bâtiment pour truquer systématiquement les marchés publics, notamment ceux du géant pétrolier étatique Petrobras. Il ira à la barre mercredi pour se défendre d'accusations selon lesquelles il aurait reçu un appartement en triplex en guise de pot-de-vin. Selon les procureurs, Lula aurait bénéficié de largesses à hauteur de 3,7 millions de réais (1,16 million de dollars) de la part d'OAS, une société de BTP impliquée dans le scandale Petrobras. Le principal intéressé nie en bloc. C'est dans ce contexte que la justice brésilienne a ordonné mardi soir la suspension des activités de l'Institut Lula, fondation basée à Sao Paulo qui représente l'ancien chef de l'Etat, car ce lieu aurait abrité des rencontres en vue de commettre des délits. Le verdict est attendu sous 45 à 60 jours. S'il est reconnu coupable et la décision confirmée en appel, Lula encourt une peine de prison et ne pourra pas se présenter à l'élection présidentielle de 2018. Malgré les affaires, il est largement en tête des intentions de vote. (Belga)

Les autorités locales y ont bouclé le quartier du tribunal pour éviter des affrontements entre militants pro et anti-Lula. Des pointures de la gauche sont aussi attendues à Curitiba, y compris la dauphine de Lula, l'ex-présidente Dilma Rousseff (2011-2016), destituée l'an dernier pour maquillage des comptes publics. L'ex-président est visé par cinq procédures judiciaires liées à l'opération "Lavage-express", enquête tentaculaire qui a révélé un vaste réseau de corruption orchestré par des entreprises du bâtiment pour truquer systématiquement les marchés publics, notamment ceux du géant pétrolier étatique Petrobras. Il ira à la barre mercredi pour se défendre d'accusations selon lesquelles il aurait reçu un appartement en triplex en guise de pot-de-vin. Selon les procureurs, Lula aurait bénéficié de largesses à hauteur de 3,7 millions de réais (1,16 million de dollars) de la part d'OAS, une société de BTP impliquée dans le scandale Petrobras. Le principal intéressé nie en bloc. C'est dans ce contexte que la justice brésilienne a ordonné mardi soir la suspension des activités de l'Institut Lula, fondation basée à Sao Paulo qui représente l'ancien chef de l'Etat, car ce lieu aurait abrité des rencontres en vue de commettre des délits. Le verdict est attendu sous 45 à 60 jours. S'il est reconnu coupable et la décision confirmée en appel, Lula encourt une peine de prison et ne pourra pas se présenter à l'élection présidentielle de 2018. Malgré les affaires, il est largement en tête des intentions de vote. (Belga)