Selon des expertises médicales, Adélio Bispo de Oliveira, 41 ans, souffre d'un trouble délirant, et le juge Bruno Savino a ordonné son placement pour une durée indéterminée dans l'unité de soins psychiatriques de la prison de haute sécurité où il est incarcéré. Le président brésilien a annoncé qu'il ferait appel de cette décision. "Outre le fait qu'elle réunit les conditions pour lui fournir les soins psychiatriques nécessaires", la prison fédérale "permet également de minimiser le risque de fuite" de M. Bispo de Oliveira, considéré comme "dangereux", a expliqué dans un communiqué la justice fédérale de l'Etat du Minas Gerais (sud-est). M. Bispo de Oliveira a déclaré lors d'un interrogatoire "son intention de s'en prendre à nouveau" à Jair Bolsonaro ainsi qu'à l'ancien président Michel Temer, ajoute le tribunal. Jair Bolsonaro avait frôlé la mort à la suite d'une attaque à l'arme blanche pendant la campagne électorale présidentielle, en plein bain de foule, le 6 septembre 2018 à Juiz de Fora dans l'Etat du Minas Gerais. Arrêté immédiatement après l'attaque, son agresseur, un ancien militant du parti de gauche PSOL, avait affirmé avoir agi "sur l'ordre de Dieu" et pour des motifs "politiques". Mais plusieurs expertises médicales ont conclu à un trouble délirant permanent. Jair Bolsonaro s'est dit convaincu que son agresseur n'avait pas agi seul, et a qualifié vendredi de "cirque" la décision de le déclarer irresponsable. "Ils ont tenté de m'assassiner. Je sais de qui il s'agit mais je ne peux pas le dire", a déclaré le président brésilien à la presse. (Belga)