"Le maire Bruno Covas est décédé aujourd'hui à 08h20 des suites d'un cancer (du système digestif) avec métastases, et de ses complications après une longue période de traitement", détaille un communiqué de l'hôpital. La nouvelle a eu un énorme écho sur les réseaux sociaux où des milliers de personnes ont aussitôt exprimé leurs condoléances et leur solidarité avec sa famille, en particulier à l'égard de son fils Tomás, 15 ans. "Merci à Bruno Covas pour avoir partagé avec nous tous tant d'affection et de dévouement", a déclaré le gouverneur de Sao Paulo, Joao Doria, dans un communiqué. Vendredi, l'équipe médicale qui soignait Bruno Covas avait annoncé que son état était irréversible. Il avait été hospitalisé le 2 mai après la détection de saignements à l'estomac lors de tests précédents pour poursuivre chimiothérapie et immunothérapie. Face à l'aggravation de son état, l'édile encarté au Parti de la social-démocratie brésilienne (PSDB, centre droit) avait demandé une mise en retrait de 30 jours pour se "dédier totalement" à ses soins. "Mon corps exige que je consacre plus de temps au traitement, qui entre dans une phase très sévère", avait-il dit dans un communiqué publié sur Twitter. Petit-fils de l'ex-gouverneur Mario Covas (1930-2001), l'un des fondateurs du PSDB avec l'ancien président Fernando Henrique Cardoso, Bruno Covas, avocat, s'était lancé en politique à 26 ans, devenant député à l'assemblée législative de Sao Paulo. Il fut ensuite secrétaire pour l'Environnement de l'Etat de Sao Paulo (2011-2015) puis député fédéral à Brasilia de 2015 à 2017. À la différence de Joao Doria, son prédécesseur devenu gouverneur de Sao Paulo, qui a surfé ces dernières années sur la vague antisystème, Bruno Covas représentait une figure plus traditionnelle au sein du parti centriste. Malgré la maladie, ce gestionnaire modéré qui contrastait avec la grande polarisation de la politique brésilienne, a continué à occuper ses fonctions de maire de la ville la plus peuplée du Brésil (12,3 millions d'habitants) et a affronté la crise provoquée par l'épidémie de coronavirus, qui a fait près de 29.000 morts à Sao Paulo. Il avait lui-même contracté le Covid-19 en août 2020, et après en avoir guéri, avait été réélu en novembre au second tour, avec près de 60% des suffrages face au représentant de la gauche, Guilherme Boulos. (Belga)

"Le maire Bruno Covas est décédé aujourd'hui à 08h20 des suites d'un cancer (du système digestif) avec métastases, et de ses complications après une longue période de traitement", détaille un communiqué de l'hôpital. La nouvelle a eu un énorme écho sur les réseaux sociaux où des milliers de personnes ont aussitôt exprimé leurs condoléances et leur solidarité avec sa famille, en particulier à l'égard de son fils Tomás, 15 ans. "Merci à Bruno Covas pour avoir partagé avec nous tous tant d'affection et de dévouement", a déclaré le gouverneur de Sao Paulo, Joao Doria, dans un communiqué. Vendredi, l'équipe médicale qui soignait Bruno Covas avait annoncé que son état était irréversible. Il avait été hospitalisé le 2 mai après la détection de saignements à l'estomac lors de tests précédents pour poursuivre chimiothérapie et immunothérapie. Face à l'aggravation de son état, l'édile encarté au Parti de la social-démocratie brésilienne (PSDB, centre droit) avait demandé une mise en retrait de 30 jours pour se "dédier totalement" à ses soins. "Mon corps exige que je consacre plus de temps au traitement, qui entre dans une phase très sévère", avait-il dit dans un communiqué publié sur Twitter. Petit-fils de l'ex-gouverneur Mario Covas (1930-2001), l'un des fondateurs du PSDB avec l'ancien président Fernando Henrique Cardoso, Bruno Covas, avocat, s'était lancé en politique à 26 ans, devenant député à l'assemblée législative de Sao Paulo. Il fut ensuite secrétaire pour l'Environnement de l'Etat de Sao Paulo (2011-2015) puis député fédéral à Brasilia de 2015 à 2017. À la différence de Joao Doria, son prédécesseur devenu gouverneur de Sao Paulo, qui a surfé ces dernières années sur la vague antisystème, Bruno Covas représentait une figure plus traditionnelle au sein du parti centriste. Malgré la maladie, ce gestionnaire modéré qui contrastait avec la grande polarisation de la politique brésilienne, a continué à occuper ses fonctions de maire de la ville la plus peuplée du Brésil (12,3 millions d'habitants) et a affronté la crise provoquée par l'épidémie de coronavirus, qui a fait près de 29.000 morts à Sao Paulo. Il avait lui-même contracté le Covid-19 en août 2020, et après en avoir guéri, avait été réélu en novembre au second tour, avec près de 60% des suffrages face au représentant de la gauche, Guilherme Boulos. (Belga)