"Les individus ont échangé des tirs avec les policiers, 17 ont été atteints par des balles et transportés à l'hôpital, où leur décès a été constaté", a expliqué dans un communiqué le secrétariat à la Sécurité de l'Etat d'Amazonie, dont Manaus est la capitale. L'opération consistait à "intercepter un groupe de trafiquants d'une faction criminelle qui se préparait à commettre des homicides de rivaux pour prendre le contrôle de points de vente de stupéfiants", précise le texte. Le nord du Brésil est en proie à de nombreux conflits sanglants entre factions rivales de narcotrafiquants, pour qui il s'agit d'une zone stratégique du transport de cocaïne en provenance de pays producteurs voisins comme la Colombie, le Pérou ou la Bolivie. Cette guerre des gangs a provoqué ces dernières années plusieurs massacres dans des prisons, notamment en janvier 2017, quand plus de 100 détenus avaient été sauvagement assassinés lors de plusieurs mutineries, les plus sanglantes d'entre elles à Manaus. Fin juillet, 57 prisonniers avaient été tués à Altamira, dans l'Etat voisin du Para. (Belga)