Quatre heures avant le coup d'envoi prévu du cortège, à 14H00 locales (15H00 HB), plusieurs centaines de personnes étaient déjà réunies dans le centre d'Alger, sur le parvis de la Grande Poste. Cette place, épicentre des grandes manifestations hebdomadaires, résonne déjà de slogans et cris, comme "On ne pardonnera pas!", référence à la lettre d'adieu du chef de l'État, dans lequel il demande pardon à ses concitoyens. Arrivé tôt le matin de Boumerdès, une ville près d'Alger, Said Wafi, 42 ans, employé d'une banque publique, voulait "être le premier manifestant contre le système". "Le départ de Bouteflika ne veut rien dire, si ses hommes continuent à gérer le pays", dit-il. Avec le départ de M. Bouteflika, le néologisme "vendredire", inventé par les contestataires et signifiant "manifester joyeusement", a acquis sur les réseaux sociaux, un sens supplémentaire: "faire chuter un régime dictatorial pacifiquement". Dans une vidéo postée sur Internet, l'avocat Mustapha Bouchachi, une des voix de la contestation, a appelé les Algériens à faire de vendredi "un grand jour". "La démission du président ne signifie pas qu'on a eu réellement gain de cause", prévient-il. Les protestataires appellent au départ des "3B", Abdelkader Bensalah, Tayeb Belaiz et Noureddine Bedoui, trois hommes-clés de l'appareil mis en place par M. Bouteflika et à qui la Constitution confie les rênes du processus d'intérim. Président depuis plus de 16 ans du Conseil de la Nation (chambre haute) par la grâce de M. Bouteflika, M. Bensalah est chargé de le remplacer pour trois mois à la tête de l'Etat, le temps d'organiser une présidentielle, selon la Constitution. Tayeb Belaiz, qui fut 16 ans ministre, quasiment sans interruption, préside - pour la deuxième fois de sa carrière - le Conseil constitutionnel, chargé de contrôler la régularité du scrutin. (Belga)

Quatre heures avant le coup d'envoi prévu du cortège, à 14H00 locales (15H00 HB), plusieurs centaines de personnes étaient déjà réunies dans le centre d'Alger, sur le parvis de la Grande Poste. Cette place, épicentre des grandes manifestations hebdomadaires, résonne déjà de slogans et cris, comme "On ne pardonnera pas!", référence à la lettre d'adieu du chef de l'État, dans lequel il demande pardon à ses concitoyens. Arrivé tôt le matin de Boumerdès, une ville près d'Alger, Said Wafi, 42 ans, employé d'une banque publique, voulait "être le premier manifestant contre le système". "Le départ de Bouteflika ne veut rien dire, si ses hommes continuent à gérer le pays", dit-il. Avec le départ de M. Bouteflika, le néologisme "vendredire", inventé par les contestataires et signifiant "manifester joyeusement", a acquis sur les réseaux sociaux, un sens supplémentaire: "faire chuter un régime dictatorial pacifiquement". Dans une vidéo postée sur Internet, l'avocat Mustapha Bouchachi, une des voix de la contestation, a appelé les Algériens à faire de vendredi "un grand jour". "La démission du président ne signifie pas qu'on a eu réellement gain de cause", prévient-il. Les protestataires appellent au départ des "3B", Abdelkader Bensalah, Tayeb Belaiz et Noureddine Bedoui, trois hommes-clés de l'appareil mis en place par M. Bouteflika et à qui la Constitution confie les rênes du processus d'intérim. Président depuis plus de 16 ans du Conseil de la Nation (chambre haute) par la grâce de M. Bouteflika, M. Bensalah est chargé de le remplacer pour trois mois à la tête de l'Etat, le temps d'organiser une présidentielle, selon la Constitution. Tayeb Belaiz, qui fut 16 ans ministre, quasiment sans interruption, préside - pour la deuxième fois de sa carrière - le Conseil constitutionnel, chargé de contrôler la régularité du scrutin. (Belga)