Co-parrainé par la Chine, le projet de résolution n'a recueilli que deux voix, celles de Moscou et de Pékin. Dans une unité rare au Conseil, tous les autres membres du Conseil, Occidentaux, Asiatiques, Africains et Sud-Américains, se sont abstenus. Il fallait neuf voix sur les 15 que compte le Conseil de sécurité pour que le texte soit adopté, sans veto de l'un des cinq membres permanents (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine). Le rejet de la résolution est sans surprise. Avant le vote, des diplomates occidentaux avaient accusé Moscou de vouloir décrédibiliser le Bureau du Haut représentant et l'ex-ministre allemand de l'Agriculture, Christian Schmidt, dont la prise de fonctions est prévue le 1er août. Ce dernier a été désigné le 27 mai par le Conseil d'application de l'Accord de paix de 1995, appelé aussi Accord de Dayton/Paris, composé de 55 pays et indépendant de l'ONU. La Russie est membre de ce Conseil et avait été alors le seul pays à s'opposer à la désignation de l'Allemand, approuvée à l'unanimité moins une voix. Moscou, qui cherche depuis plusieurs années à faire fermer le Bureau du Haut représentant international, accusé de partialité aux dépens des Serbes de Bosnie, avait affirmé fin juin qu'elle "refusait catégoriquement" la nomination de Christian Schmidt pour succéder à l'Autrichien Valentin Inzko, démissionnaire après 12 ans de fonctions. Après le rejet de son projet de résolution, la Russie a affirmé que le poste de Haut représentant "demeure vacant", ne reconnaissant pas la légalité de la nomination de Christian Schmidt. "Il n'est pas besoin d'une tutelle qui serait imposée", avait dit avant le vote l'ambassadeur russe adjoint à l'ONU, Dmitry Polyanskiy, en reprochant au Haut représentant de gérer de "manière arbitraire" le pays. (Belga)

Co-parrainé par la Chine, le projet de résolution n'a recueilli que deux voix, celles de Moscou et de Pékin. Dans une unité rare au Conseil, tous les autres membres du Conseil, Occidentaux, Asiatiques, Africains et Sud-Américains, se sont abstenus. Il fallait neuf voix sur les 15 que compte le Conseil de sécurité pour que le texte soit adopté, sans veto de l'un des cinq membres permanents (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine). Le rejet de la résolution est sans surprise. Avant le vote, des diplomates occidentaux avaient accusé Moscou de vouloir décrédibiliser le Bureau du Haut représentant et l'ex-ministre allemand de l'Agriculture, Christian Schmidt, dont la prise de fonctions est prévue le 1er août. Ce dernier a été désigné le 27 mai par le Conseil d'application de l'Accord de paix de 1995, appelé aussi Accord de Dayton/Paris, composé de 55 pays et indépendant de l'ONU. La Russie est membre de ce Conseil et avait été alors le seul pays à s'opposer à la désignation de l'Allemand, approuvée à l'unanimité moins une voix. Moscou, qui cherche depuis plusieurs années à faire fermer le Bureau du Haut représentant international, accusé de partialité aux dépens des Serbes de Bosnie, avait affirmé fin juin qu'elle "refusait catégoriquement" la nomination de Christian Schmidt pour succéder à l'Autrichien Valentin Inzko, démissionnaire après 12 ans de fonctions. Après le rejet de son projet de résolution, la Russie a affirmé que le poste de Haut représentant "demeure vacant", ne reconnaissant pas la légalité de la nomination de Christian Schmidt. "Il n'est pas besoin d'une tutelle qui serait imposée", avait dit avant le vote l'ambassadeur russe adjoint à l'ONU, Dmitry Polyanskiy, en reprochant au Haut représentant de gérer de "manière arbitraire" le pays. (Belga)