"J'appelle tout le monde à tourner la page et à commencer à panser les blessures", après plus de trois ans de déchirements depuis le référendum de 2016 qui a décidé le Brexit, a déclaré le dirigeant dans une courte allocution devant le 10, Downing Street. Il a tendu la main aux europhiles et à ceux qui n'ont pas voté pour lui, insistant sur sa volonté de se concentrer désormais sur les priorités des gens comme la santé, la sécurité, l'éducation et les infrastructures. Les conservateurs ont remporté une majorité d'une ampleur inédite depuis Margaret Thatcher en 1987, raflant 365 sièges (+48) sur 650 selon les résultats définitifs, grâce à la prise de circonscriptions ouvrières acquises depuis des décennies aux travaillistes mais favorables au "leave". La participation s'est élevée à 67,23%, en légère baisse par rapport au scrutin de 2017. Selon Boris Johnson, sa victoire résulte de la "décision irréfutable, irrésistible et incontestable" des Britanniques, lassés de plusieurs années de psychodrame, de tourner la page de l'UE après 47 ans d'un mariage houleux. Il a été reçu au palais de Buckingham par la reine Elizabeth II, qui l'a chargé officiellement de former un nouveau gouvernement. Dans l'immédiat, le Brexit ne changera rien, pendant la période de transition jusqu'à fin 2020 prévue par l'accord de divorce conclu par Boris Johnson avec Bruxelles afin d'éviter une rupture brutale, chaotique pour l'économie. Mais une nouvelle phase périlleuse s'annonce pour les mois, voire les années à venir: celle des complexes négociations sur la future relation avec le bloc européen, principal partenaire commercial des Britanniques. Elles sont censées aboutir avant la fin 2020 - un calendrier jugé "très ambitieux" par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. "Nous aurons un concurrent à notre porte", a prévenu la chancelière allemande Angela Merkel. Ce concurrent ne doit pas être "déloyal", a enchaîné le président français Emmanuel Macron. Pas question donc de conclure ces discussions à n'importe quel prix: les résultats doivent être "équilibrés", a averti le président du Conseil européen Charles Michel. Fidèle soutien, le président américain Donald Trump s'est voulu plus alléchant en promettant "un énorme nouvel accord commercial (...) potentiellement beaucoup plus gros et plus lucratif que n'importe quel accord qui pourrait être conclu avec l'Union européenne". (Belga)

"J'appelle tout le monde à tourner la page et à commencer à panser les blessures", après plus de trois ans de déchirements depuis le référendum de 2016 qui a décidé le Brexit, a déclaré le dirigeant dans une courte allocution devant le 10, Downing Street. Il a tendu la main aux europhiles et à ceux qui n'ont pas voté pour lui, insistant sur sa volonté de se concentrer désormais sur les priorités des gens comme la santé, la sécurité, l'éducation et les infrastructures. Les conservateurs ont remporté une majorité d'une ampleur inédite depuis Margaret Thatcher en 1987, raflant 365 sièges (+48) sur 650 selon les résultats définitifs, grâce à la prise de circonscriptions ouvrières acquises depuis des décennies aux travaillistes mais favorables au "leave". La participation s'est élevée à 67,23%, en légère baisse par rapport au scrutin de 2017. Selon Boris Johnson, sa victoire résulte de la "décision irréfutable, irrésistible et incontestable" des Britanniques, lassés de plusieurs années de psychodrame, de tourner la page de l'UE après 47 ans d'un mariage houleux. Il a été reçu au palais de Buckingham par la reine Elizabeth II, qui l'a chargé officiellement de former un nouveau gouvernement. Dans l'immédiat, le Brexit ne changera rien, pendant la période de transition jusqu'à fin 2020 prévue par l'accord de divorce conclu par Boris Johnson avec Bruxelles afin d'éviter une rupture brutale, chaotique pour l'économie. Mais une nouvelle phase périlleuse s'annonce pour les mois, voire les années à venir: celle des complexes négociations sur la future relation avec le bloc européen, principal partenaire commercial des Britanniques. Elles sont censées aboutir avant la fin 2020 - un calendrier jugé "très ambitieux" par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. "Nous aurons un concurrent à notre porte", a prévenu la chancelière allemande Angela Merkel. Ce concurrent ne doit pas être "déloyal", a enchaîné le président français Emmanuel Macron. Pas question donc de conclure ces discussions à n'importe quel prix: les résultats doivent être "équilibrés", a averti le président du Conseil européen Charles Michel. Fidèle soutien, le président américain Donald Trump s'est voulu plus alléchant en promettant "un énorme nouvel accord commercial (...) potentiellement beaucoup plus gros et plus lucratif que n'importe quel accord qui pourrait être conclu avec l'Union européenne". (Belga)